Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 11:48

Ce sont des indignés venus des quatre coins de la France. On pourrait appeler cela prolétariat, mais ce sont des indignés, des révoltés. Ouvriers, intélectuels, chomeurs, ils sont plus d'une centaine, représentant leur métier, leur ville, leur région. On s'est cotisé pour que chacun puisse venir s'y exprimer. La salle est comble de jeunes et de moins jeunes pleins d'idéaux. Les drapeaux côtoient les affiches "Liberté, Égalité, Solidarité" - "Pas de Droits sans Devoirs, pas de Devoirs sans Droits" - "Travail pour tous" - "Siences, Paix, Union, Justice" en lettres rouges, derrière la tribune. Grâce aux nouveaux outils de communication, l'affluence est au rendez-vous et les médias conviés sont présents.

 

Italie, Suisse, Angleterre, Roumanie, des messages de soutien de toute l'Europe sont arrivés lorsqu'on élit un président de séance et vote l'ordre du jour. Les délégations lisent les déclarations écrites dans leurs Assemblées Générales respectives, les débats peuvent commencer.

 

Et on débattra, démocratiquement, pendant plus de 10 jours. L'ordre du jour ? La place de la femme dans la société, l'importance des syndicats, des associations, l'enseignement et l'apprentissage, le salariat, la démocratie directe et représentative, la propriété, l'impôt ... On travail en commissions, on fait des propositions qui seront votés à main levée. Le compte rendu fera plus de 800 pages.

 

Ces indignés veulent changer la société, changer de société. L'indignation contre l'injustice les a réunis, mais que faire ? L'objectif est la transformation sociale, l'indignation leur moteur et la justice leur horizon. Alors ils se regrouperont.

 

Nous ne sommes pas en 2011 sur une place Européenne, mais en 1879. C'est dans la Salle des Folies Bergères à Marseille, que sera créé le premier parti socialiste de l'Histoire française. Il deviendra en 1905 la SFIO, puis le Parti Socialiste. On se mettra d'accord sur la méthode, démocratique et réformiste, et on transformera la société. Les idées les plus utopiques, nées de la révolte face à la misère deviendront réalité : diminution du temps de travail, libertés politiques et sociales, sécurité sociale, retraites, congés payés, salaire minimum. On retiendra le nom des leaders de ce courant humaniste qui clamait le refus de l'ordre établi : Guesde, Jaurès, Blum, Mitterrand.congresPSmrs.png

 

Les indignés n'ont rien inventé. Ça fait plus de 130 ans qu'on se bat, génération après génération pour faire progresser la démocratie réelle et la justice sociale. Si vous voulez nous y aider, vous savez où nous trouver ...

statutPSmrs.jpg

 

 


PS : néanmoins, s'il ont 130 ans de retard sur la méthode, ils peuvent avoir une longueur d'avance sur certaines idées.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 14:17

TerraNova logo

Terra-Nova, laboratoire d'idée proche du PS vient de publier un essai intitulé "Quelle majorité électorale pour 2012". Rapport salutaire pour certains, brûlot social-traitre pour d'autres, il y est fait une analyse sociologique du vote de gauche en France et dans le monde avec 2012 comme horizon.

 

Pour faire court, le rapport dresse plusieurs constats sur le vote de gauche à partir de deux types de données : la configuration social-démographique et les attentes idéologiques. Côté statistiques INSEE donc, le vieillissement de la population, la diminution du nombre d'ouvriers et le délitement du sentiment appartenance à une classe ouvrière, surtout dans le secteur tertiaire, n'est pas de nature à encourager le vote de gauche. A l'inverse, les jeunes, les femmes, les précaires, les diplômes et les français ayant des parents nés à l'étranger seraient eux plus attirés vers le vote de gauche. Selon Terra-Nova, les attentes idéologiques des ouvriers (les "In") sont portées vers les propositions sociaux-économiques (pouvoir d'achat, emploi) alors que les seconds (les "out") sont eux attirés par notre programme sociétal fait de culture, de légalisation du cannabis et de mariage homosexuel. Je caricature un peu, on parle dans le rapport de "valeurs culturelles progressistes". A l'inverse, les ouvriers sont réac' eux et veulent entendre parler sécurité, ils ont un CDI et ont peur du déclassement. Du coup, et c'est la conclusion de Terra-Nova, adieux les revendications sociaux-économiques, aurevoir classe ouvrière qui va trouver au FN cette double aspect social-réac' et bonjour les jeunes diplomés ché-bran : la "France de demain".

 

Que penser de ce rapport ? La nano-cosme (subdivision du microcosme) politique est en ébullition. Le Front-National jubile, condamnant déjà le PS pour délit d'abandon des classes populaires et une certaine partie de la gauche dénonce un rapport de sociaux-traitres.

http://img.over-blog.com/299x288/0/29/68/95/naissance/Sorci-re-tambouille.jpgSur la forme, un doc' de sociologie politique, c'est jamais politiquement-correct. Nettement moins poétique qu'un texte d'orientation ou qu'une déclaration de valeurs, ça fait très tambouille politique, on utilise des préjugés après chaque virgule, on appel un chat qui vote à gauche, un chat qui vote à gauche et on est pas à quelques holismes près. Effectivement, on y fait des raccourcis : je doute que les ouvriers qui avaient 20 ans en 68 soient de gros réac' et que le jeune qui vient de commencer son 8ème stage depuis la fin de son Master n'est pas intéressé par nos propositions sociaux-économiques. Néanmoins, je fais relativement confiance aux éminences grises pour dresser un constat pas très éloigné de la réalité, se rapprochant de ce que le militant vit sur le terrain (qui comme la terre, ne ment pas, pas vrai ?). On a effectivement plus tendance à être interpellé sur l'augmentation des salaires et le pouvoir d'achat à la sortie d'une usine qu'à l'entrée de la Fac, et on nous parle plus de laicité dans un café-débat devant sciences po que dans une manif du 1er mai. Moi même, jeune et diplomé j'avoue avoir un certain penchant naturel sur les propositions sociétales, sans pour autant renier mon ancrage économique à gauche.
N'étant pas né de la dernière pluie (et toi aussi, si t'as atterri sur ce blog) je ne vais pas tenter de mimer la vierge effarouchée, ce type de document existe et repose sur une démarche rigoureuse. Il peut être lu et analysé sans pour autant devenir l'alpha et l'omega du fonctionnement démocratique et de la doctrine politique. Ce rapport a le mérite d'exister et d'être public, là où il circule  normalement dans l'univers feutré des directions de campagne et autres collaborateurs de cabinet. Pourquoi le publier ? Grande sincérité frôlant la naiveté, offensive idéologique d'une gauche qu'on appelait il y a encore quelques années la gauche "troisième voie" ou simple raté, faute, bourde ? A vous de juger ...

 

Car c'est sur le fond et ses conclusions que ce rapport devient vraiment problèmatique : confondre cause et conséquence, idéologie et stratégie et de se draper dans une posture de renoncement. Si on souhaite le vote ouvrier, il faut renoncer à nos propositions sociétales devenir des "sociaux-populistes", si on veut la "france de demain", parlons valeur et oublions un peu l'économie. La belle affaire.
J'ai déjà un problème sur la sémantique. L'ouvrier réac contre "la France de demain", désolé, mais on est plus dans le rapport sociologique mais on veut me vendre un concept, une position, un positionnement. On rajoutera trois salades, deux tomates, 500gr de classe moyenne en tranche et un demi litre de bobo, et on l'aura notre majorité.

Ok pour appuyer sur les "out", ces jeunes, femmes et français d'origines étrangères qu'il va falloir mobiliser, on est tous d'accord la dessus : c'est une grande partie de l'enjeux de 2012. Mais doit-on nécessairement pour cela renoncer à nos fondations idéologiques et à notre positionnement social et économique ?

Car le coeur du problème concerne les conclusions et les solutions : le renoncement. "Ce qui a été sera". Comme si les centaines d'heures qu'on va être quelques milliers à passer en réunion publique, sur les marchés, en porte à porte, au bar avec des potes, dans le bus avec son voisin, dans la rue, à la sortie des facs ou à la pause clope au boulot, ça sera simplement pour brosser l'électeur dans le sens du poil. Le convaincre ? Vous n'avez pas idée ! Pourquoi ne pas faire de l'éducation populaire tant qu'on y est. Pourtant c'est ça aussi le rôle du militant politique : faire de l'éducation populaire, éveiller les consciences, sortir du prêt à vendre penser, être formé et informé sur l'ensemble de notre idéologie et de nos engagements, sociaux, économiques et sociétaux.

Désolé Terra, mais je pense qu'on peut convaincre les ouvriers que le progrès sociétal, c'est bien et les classes moyennes que le libéralisme économique, c'est mal. Encore faut il le vouloir. Hasard du calendrier (ou pas), le rapport sort le 10 mai. Allez, je caricature et grossit le trait à l'extrême : qu'aurait préconisé Terra-nova comme position sur la peine de mort il y 30 ans, si cela n'aurait pas été électoralement porteur ? Qu'aurait-on du faire si notre "socle électoral" était opposé à l'abolition ? Jusqu'où brader l'idéal pour mieux le marketiser ?

 

Petit plaisir perso, la lecture (et l'écoute) de deux grands. Mitterrand d'abord, sur les sondages et la stratégie électorale.

 

 

 

 

 

Pas plus sur cette question que sur les autres je ne cacherai ma pensée. Et je n'ai pas du tout l'intention de mener ce combat à la face du pays en faisant semblant d'être ce que je ne suis pas. Dans ma conscience profonde, qui rejoint celle des églises, l'église catholique, les églises réformées, la religion juive, la totalité des grandes associations humanitaires, internationales et nationales, dans ma conscience, dans le for de ma conscience, je suis contre la peine de mort. Et je n'ai pas besoin de lire les sondages, qui disent le contraire, une opinion majoritaire est pour la peine de mort. Eh bien moi, je suis candidat à la présidence de la République et je demande une majorité de suffrages aux Français et je ne la demande pas dans le secret de ma pensée. Je dis ce que je pense, ce à quoi j'adhère, ce à quoi je crois, ce à quoi se rattachent mes adhésions spirituelles, ma croyance, mon souci de la civilisation, je ne suis pas favorable à la peine de mort.

 

 

 Léon Blum ensuite qui fustige le renoncement et fait de la conquête, de l'ouverture des possibles, un des éléments essentielles de la doctrine socialiste.

 

 

 

 

"On est socialiste à partir du moment où l’on se refuse à accepter la figuration actuelle des faits économiques comme nécessaire et éternelle, à partir du moment où l’on a cessé de dire : bah ! c’est l’ordre des choses, il en a toujours été ainsi et nous n’y changerions rien. A partir du moment où l’on a senti que ce soit disant ordre des choses était en contradiction flagrante avec la volonté de justice, d’égalité, de solidarité qui vit en nous".

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 10:05

Lepen, Ménard, Vanneste, Zemmour, c'est marrant mais les polémistes qui vocifèrent contre la censure et réclament une liberté d'expression totale, ce n'est jamais pour exprimer combien ils aiment leurs prochains. On va plutôt chercher dans le champ lexical de l'antisémitisme, du négationnisme, de l'appel à la haine raciale ou de l'homophobie (rayez, le cas échéant, les mentions inutiles).

 

Oui mais aujourd'hui, la liberté d'expression est limitée !

 

Et c'est tant mieux ! On est pile poil dans un des fondements de notre société moderne qu'est l'abus de droit. J'ai le droit de jouir librement de mon habitation comme je l'entends, mais pas comme je le fais entendre à mes voisins. S'il me prend une envie irrésistible d'écouter à fond les coeurs de l'armée rouge sur le coup des 3h du matin, il me semble légitime que la loi prévoit l'intervention de la puissance publique pour ne pas troubler la tranquillité de mes contemporains. Et la liberté là dedans ?  Art. 4 de la DDHC de 1789 "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". Liberté d'expression incluse.

Donc, mon petit Ménard, tout ce qui concerne la protection des personnes (diffamation, injure, atteinte à la vie privée, protection de la présomption d'innocence, provocation à la discrimination, à la haine, ou la violence) ou la protection de certains intérêts publics fondamentaux (secret défense, affaires judiciaires en cours, apologie de crimes contre l'humanité) sont punis car la société considère que cela nuit à l'intérêt général. Tout ce qui est écrit plus haut entre parenthèses ne sont pas des opinions, ce sont des délits.
Et c'est tant mieux. Je n'ai pas envie de vivre dans une société à l'américaine où des idiots d'homophobes viennent vomir leur haine aux funérailles d'un soldat gay, qui plus est un pauvre gamin de 20 ans.

 

Néanmoins, afin de faire progresser notre liberté d'expression, abolissons le délit d'outrage (aux dépositaires de la force publique, au président de la République, au drapeau, à l'hymne etc.) Le délit de diffamation ou d'injure est largement suffisant, qu'il soit renforcé s'il est proféré à l'encontre d'un agent public. L'outrage est à la République ce que le blasphème est à l'Eglise, et il conviendrait de supprimer cette vielle lune héritée du crime de lèse-majesté.

 

Ménard, si tu voulais faire du fond et pas vendre ta soupe, il aurait été préférable de titrer ton papier "Casse toi pov' con" comme le pauvre type condamné pour ça ou ce SDF un peu alcoolisé qui se retrouve devant un tribunal.
Du coup, comme je suis dans un pays libre et civilisé, où je peux m'exprimer librement, tu me permettras d'en jouir pleinement et de t'adresser un "ferme la" des plus cordial parce que tu nous les brises avec ton buzz.

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 18:22

Tiens c'est marrant, j'avais un article en attente depuis près d'un an. Et puis les beaux-jours, la campagne le boulot, les zétudes, le mandat et tutti ... enfin surtout les beaux-jours. Du coup, même pas publié mais toujours d'actualité.

 

Alors je sais que j'avais dit ici que promis-juré-main-sur-le-coeur j'allais réécrire. Et puis non. Mais vous remarquerez avec clairevoyance combien j'avais prévu cette rechute.

 

On va essayer de s'y remettre.

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 16:35

Par manque de temps, j'oublie de venir écrire. Pourtant, j'en ai des choses à dire mais il s'avère que pour le coup, d'autre le font mieux que moi.

 

Retrouvez ci-dessous une tribune du Monde écrite par Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes, initialement titrée "Au-delà du drame, comprendre les apéros Facebook" que je préfère renommer "les vieux cons sont toujours les vieux cons".

 

Au-delà du drame, comprendre les apéros Facebook 

 



Le décès tragique d’un jeune à l’occasion d’un "apéro Facebook" a logiquement libéré la parole hostile à l’encontre de ces rassemblements. Une fois de plus, un drame servirait comme justificatif à l’intervention autoritaire de la puissance publique. Au-delà de l’indispensable réflexion sur la consommation d’alcool chez les jeunes, il faut s’interroger sur les interventions de responsables politiques à la cinquantaine bien tassée qui démontrent leur incompréhension des jeunes et du monde numérique.


Qui se rappelle des réactions après le premier concert de Salut les copains en 1963 ? Place de la Nation, 150 000 jeunes, informés par les transistors et le bouche-à-oreille, se réunirent pour la première manifestation de masse du baby-boom. Avec, à la clef, quelques affrontements avec la police. On titra : "Salut les voyous !", "Une jeunesse sous mauvaise influence". "Chahuts d’étudiants", disait-on quand, à Nanterre, des étudiants réclamèrent la mixité des cités U.


A l’époque, les "vieux cons" étaient déjà des "vieux cons". Ils ne comprenaient pas la culture rock, ils ne voyaient pas venir la révolution sociale et sexuelle de 1968. En 2010, rien de nouveau sous le soleil ! La France s’ennuie dans ce présent qui ne lui plaît pas. De nouvelles pratiques émergent. Des autorités frileuses et vieillissantes ne comprennent pas qu’Internet n’est pas un média mais un espace, un écosystème, où les citoyens se parlent, inventent et s’organisent. Où les échanges numériques ne sont pas virtuels : quand une information est échangée en ligne, elle l’est vraiment.


Cette horizontalité fait que les mouvements qui surgissent du monde en réseau ne sont pas organisés selon les voies prévues par les lois sur les rassemblements de voie publique. Plus directe et spontanée, la société en réseau peut faire émerger rapidement des initiatives individuelles ou collectives aux sens et formes nouvelles par rapport aux rites politiques, sociaux et festifs habituels.


C’est un signal positif, dans notre société dépressive, que des citoyens aient envie de se réunir pour être ensemble, dans un esprit souvent bon enfant. Ce mouvement de réappropriation de l’espace public est profond et se traduit d’ailleurs aussi par le succès des vélos en libre-service ou de Paris Plages. L’espace public n’est pas seulement marchand, celui des terrasses de café aux consommations tarifées, mais il doit aussi être partagé et c’est ce que font ces initiatives.


"La jeunesse n’a pas toujours raison, mais…"


Bien évidemment, un rassemblement massif doit faire l’objet de mesures d’accompagnement de bon sens sur le plan de la santé et de la sécurité publique. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir si 10 000 jeunes posent beaucoup plus de problèmes chez eux, en apéro Facebook ou en discothèque, où l’alcoolisation de fin de semaine s’exerce habituellement en assurant une marge à des professionnels et sans faire la « une » des journaux. Le mal-être d’une génération ne mérite-t-il titres et commentaires que s’il est visible et non rentable ?


Quand des collégiens s’affrontent dans des bagarres, on ne titre d’ailleurs plus sur la violence, sur les causes de ces phénomènes, mais sur le fait qu’ils se soient organisés par Facebook pour se battre. Est-ce qu’une bagarre organisée par SMS ou directement dans la cour a moins de sens ou d’importance ?


François Mitterrand avait déjà vu cela : "La jeunesse n’a pas toujours raison, mais la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort." L’interdiction générale serait aussi vaine et inefficace qu’Hadopi. On n’empêche jamais les jeunes de secouer une société pour faire naître le monde nouveau qui vient.


Cette génération sacrifiée à tant d’égards, qui connaît chômage, précarité, bas salaires, qui va payer bien des erreurs passées, pourrait choisir d’entrer dans des formes de revendications plus violentes si on ne lui laisse trouver sa place ni dans le monde du travail ni dans les loisirs. Les jeunes crèvent de cette société à la violence aseptisée qui ne supporte plus l’imprévu et la spontanéité.


Nous pouvons dépasser cet antagonisme. Je propose à tous ceux de nos aînés qui ne comprennent pas ce phénomène de se retrouver pour en parler, autour du verre de l’amitié. Un apéro quoi. On l’organise sur Facebook ?

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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 02:30

Franchement, démarrer un article avec une citation de Vladimir Illitch, ça en jette, mais vaut mieux l'argumenter.

 

Regardez l'apogée du capitalisme, le must-have du libéralisme : les marchés financiers. Ce monde merveilleux où tu peux gagner de l'argent sans travailler (ou même avoir hérité d'une rente), une sorte de super loto qui marche à tout les coups et t'offre la voie des diners au Fouquet's et des rolexs, sans même faire parti de la France qui lève tôt.

Et bien aujourd'hui, ces braves gens (j'entend les traeder et autres bouricoteurs, pas les investisseurs), sont entrain de réaliser la quadrature du cercle ... "Ne plus prêter aux états trop endettés ... même si cela risquer de plonger toute la zonne euro dans une période de récession ?".

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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 02:00

Un très bon reportage d'une télévision suisse sur les relations entre Sarkozy et les médias ... A méditer.

 

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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 16:36
Une petite citation de Max Weber sur l'idéologie managériale appliqué à la sphère publique, qui a pas loin d'un siècle, et qui est pourtant furieusement moderne.

"Lorsque l’accomplissement du devoir professionnel ne peut être rattaché aux valeurs spirituelles et culturelles les plus levées - ou bien, inversement, lorsqu’il ne peut plus être ressenti comme une simple contrainte économique - l’individu renonce, en général, à le justifier.
Aux Etats-Unis, sur les lieux mêmes de son paroxysme, la poursuite de la richesse, dépouillée de son sens éthico-religieux, a tendance aujourd’hui à s’associer aux passions purement agonistiques, ce qui lui confère le plus souvent le caractère d’un sport... pour les derniers hommes de ce développement de la civilisation, ces mots pourraient se tourner en vérité :
Spécialistes sans vision et volupteux sans coeur, ce néant s'imagine avoir gravi un degré d'humanité jamais atteint jusque-là".
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /Mars /2010 15:19
http://photos-c.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-snc3/hs085.snc3/15308_368719794648_663459648_3110604_426425_n.jpg
Si vous passez par Paris d'ici le 27 Juin, prenez deux heures pour aller visiter l'exposition Crime et châtiment au musée d'Orsay, réalisée en collaboration avec Robert Badinter.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 00:56
http://kill.me.again.free.fr/NON.jpgPutain, 24%. Presque un quart, un demi million de personnes. En deuxième à Marseille.

Un front à plus de 20%, avec un Bombard à un peu moins de 5%. Et un candidat UMP pourtant bien ancré à droite, Monsieur Test ADN.

Même le 21 avril 2002 l'extrême droite n'avait pas fait un score aussi important en Paca.

Alors du coup, on se rappel, une soirée électorale à l'age de 14 ans, en vacances dans un mobil-home. D'affiches du quartier qu'on allait décoler en vélo. On se souvient les affiches, les slogans, les chansons. Alors on allume deezer, on cherche dans ses mp3 une vieille compil' faite de beruriers noirs, des betteraves, de sinsemillia, Ludwig Von 88, de zebda, rasta bigoud ou autre damien saez. Un puis, Massilia Sound System, Noir Désir.
On se souvient d'avoir eu honte, avoir été énervé, avoir cherché à comprendre pourquoi, de trouver cela injuste, de devoir faire quelque chose.

De commencer à s'intéresser sérieusement à la politique ...


Allez, profitez :
http://video.google.com/videoplay?docid=9209441220549179123#
http://www.youtube.com/watch?v=Ty0gH7wPQuA
http://www.youtube.com/watch?v=CRX835B6Gxs
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Arnaud Drouot

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