Lundi 30 mars 2009
Une chronique est passée en boucle ce week end sur France Info, celle de la nouvelle mode en politique le "parler cash"

Il s'agit, pour des énarques, né à Neuilly avec un nom à particule, de parler comme la "France d'en bas" chère à Raffarin. Le but est de ne plus traiter les sujet au fond, mais de simplement s'indigner, ne plus proposer des solutions mais réagir à chaud. Généralement cela va de paire avec un évènement d'actualité, sur lequel il faut s'indigner, utiliser le tutoiement et s'amuser à employer des négations à tout bout de champ (en oubliant le "ne") en déclamant des lapalissades les plus creuses.

La nouvelle langue de bois, ce n'est plus de commencer par "Mais vous savez" et d'enclencher sur une réponse de 25 minutes ou à la fin, la question a été noyé dans une multitude de chiffres et de faits pas forcément en rapport avec la question. Aujourd'hui, la langue de bois, le populisme c'est ça :


Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 26 mars 2009

Il parait que Jaurès aurait voté front national ? Lui, le pacifiste, l'humaniste, le socialiste, voté pour un groupuscule de fascistes, de nostalgique de l'OAS, des SS et de la collaboration ? Voté pour les mêmes qui, sous la quatrième république dénonçaient les origines juives de Mendès-France ? Voté pour ceux qui l'ont assassiné ?

Le révisionisme n'a pas de limites.

Pour ma part, si cette campagne devient nationale, j'irais faire tirer des bandeaux jaunes, pour coller pardessus ces horreurs en rétablir la vérité.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 19 mars 2009

368 261 euros

soit 30 années de SMIC, c'est le montant du chèque qu'on reçu quelques 834 multi-millionnaires grâce au bouclier fiscal. Et tout ça, payé avec nos impôts.

Alors que j'allais attaquer la liste des adjectifs me venant à l'esprit à la lecture de ces chiffres (ignoble, révoltant, abjecte, scandaleux ...) je vais plutôt aller me préparer pour la manifestation.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Mardi 17 mars 2009
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Mardi 17 mars 2009
Cette année, toi, moi, nous avons contribué à ce que l'Etat verse 458 millions d'euros à 14 000 français. 33 000€ par an en moyenne, 2726€ par mois soit prêt de 7 RMI et plus de 2 SMIC.

A qui ? Aux français les plus fortunés, les plus riches et ayant le plus de patrimoine. Drôle de répartition des richesses en temps de crise.

Mais vous comprenez, comme dirait Copé, en temps de crise, on a besoin des gens riches pour relancer la consomation. Enfin ... come dirait le Président du MJS, Antoine Détourné, "on relance pas l'économie en vendant plus de Porsche cayenne"

Pour trouvé l'intégralité de son passage sur Europe, c'est ici

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Mardi 17 mars 2009
J'ai depuis toujours un arrière gout de populisme quand j'entend les gens dézinguer les politiques, je vous laisse imaginer mon ressenti lorsque ces dénigrements sont fait par des élus du peuple.

A ce sujet, j'ai lu il y a peu un très bon article Rue89 Marseille qui, sous couvert de parler du bio à l'école, parle en réalité de l'importance de la politique et appel à une résistance face à cette dévalorisation du mot.


Ce qui se joue chaque midi dans l’assiette de nos enfants


Depuis quelques mois, un groupe de parents d’élèves marseillais réfléchit activement à une amélioration possible des repas servis dans les cantines scolaires. On sait qu’en 2004, ce sont les sociétés Avenance et Sodexho qui, pour une durée de sept ans, ont décroché ce vaste marché.

C’est donc en 2011 que la municipalité renouvellera les contrats :  l’année 2009 est donc propice à un large débat public sur les changements qui seraient souhaitables dans ce domaine. Pour l’instant, dans une double logique de rentabilité et d’hygiénisme, les repas des élèves marseillais sont essentiellement préparés à base de produits surgelés, issus de l’agriculture intensive, et dont la qualité gustative laisse souvent à désirer.

Nombreux sont les élèves, les parents, et plus globalement les citoyens qui, pour des raisons écologiques autant que gastronomiques, voudraient voir augmenter la proportion de produits frais, de produits locaux et de produits issus de l’agriculture biologique.

Discuter de la cité et de son organisation

Or plusieurs parents qui voulaient se réunir dans une école pour débattre de ces questions s’en sont vus interdire l’accès par les services municipaux sous le prétexte qu’une école ne devrait pas accueillir de « réunion politique ».

Ils ont du se rabattre sur un lieu privé, en l’occurrence un bar proche de la dite école.

Pour juger de cette affaire, il convient donc de définir ce qu’est –ou n’est pas– une réunion politique.

On peut comprendre qu’au nom de la neutralité, les locaux des services publics ne puissent servir à des meetings de propagande en faveur de tel ou tel parti. Par contre, il est effrayant de constater les connotations négatives que le mot « politique » a pris aujourd’hui, y compris, et très paradoxalement, sous la plume des élus du peuple.

La définition aristotélicienne de l’homme comme « animal politique » est connue. Animal politique, c'est-à-dire ayant besoin de vivre dans une cité organisée pour développer pleinement son humanité, et disposant de la raison et de la parole –le logos– pour discuter, justement, de la cité et de son organisation.

Se réunir dans l'école :  un droit garanti par la loi

D’une certaine façon, l’expression « réunion politique » relève presque du pléonasme, puisque se réunir nécessite de prendre des décisions communes :  modalités de la prise de parole, ordre du jour, objectifs du débat, possibilités d’une trace écrite, prise de décision éventuelle.

Les parents d’élèves, lorsqu’ils se réunissent dans une école pour dialoguer à son propos –et ce droit est en France garanti par la loi– font bien, dans le sens le plus noble du terme, de la « politique ».

Oui, parler de l’école est bien une activité politique. Dans un régime où le peuple est censé être le souverain, la question de l’éducation –de ses objectifs, de ses modalités, etc.– est bien évidemment centrale. Plutôt que de leur interdire l’accès aux écoles pour dialoguer sur ce qu’est et devrait être l’éducation nationale, y compris dans ses moments de restauration, on devrait au contraire les y encourager.

Notre démocratie s’étiole à force de dépolitisation des citoyens et, parallèlement, de surmédiatisation complaisante et « pipolisante » des dirigeants.

Quant à la question de la cantine, justement, il s’agit bien là encore d’un enjeu « politique » dans le sens le plus noble du terme. Santé publique, politiques agricoles et industrielles, éducation au goût, au plaisir et à la citoyenneté :  des problématiques essentielles se jouent chaque midi dans l’assiette de chaque élève.

Resister même modestement

Il nous faut donc résister à la fois à la dévalorisation du mot « politique » et à toutes les pressions actuelles visant à brider la parole publique. Résister :  toutes proportions gardées, ce terme m’invite à conseiller la lecture d’un excellent livre tout frais sorti des presses, et titré « Eloge de la réxistence » (éd. Aléas).

Vladimir Biaggi y publie les carnets d’Emile Biaggi, rédigés en captivité à partir de 1940 dans un camp de travail près de Munich, dans lesquels le prisonnier consigne les actes, glorieux ou plus humbles, qui permettent de demeurer un homme dans un système qui voudrait réduire l’individu au statut d’objet.

Il n’est évidemment pas question de comparer l’incomparable, et de mettre sur le même plan le système concentrationnaire et les entorses contemporaines à la liberté d’expression :  ce serait ridicule et, qui plus est, indigne. Simplement, l’essai philosophique préliminaire de Vladimir Biaggi ainsi que les textes griffonnés par son père Emile nous rappellent la nécessaire vigilance face à tout ce qui pourrait endormir notre esprit critique.

Dans l’introduction, Vladimir Biaggi indique que l’étymologie de « résister » renvoie au latin sistere qui signifie arrêter, ou s’arrêter. S’arrêter un moment pour réfléchir au sens et à la dignité du mot « politique » me paraît être un acte de résistance modeste, mais essentiel.

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Lundi 16 mars 2009
Depuis 6h ce matin, c'est la fin de la trève hivernale. Depuis 6h, un demi millions de foyers vivent dans la peur d'une expulsion de leur domicile. Depuis 6h ce matin, et jusqu'à l'hiver prochain, 27 000 familles se feront expulsés et retrouveront au petit matin, leurs meubles dans la rue et leurs lits sur le trotoire.

Est-ce cela un pays civilisé ? Un pays où on jette des familles, des enfants dans la rue ?

A quand la création d'un bouclier logement ?
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Dimanche 15 mars 2009
Comme une réponse à mon article précédent (et rien qu'une chanson) j'ai découvert aujourd'hui une reprise de l'internationale par François Béranger chanteur engagé des années 70, décédé il y a peu. Certains le connaissent par la reprise de ses chansons par Sanseverino, notamment le Tango de l'ennui.

La musique :



Et les paroles

Pendant l’été soixante-et-onze;
après une boucherie sans nom,
un vieux militant communard,
écrivit cette chanson.
Ça nous semble aujourd’hui bien ringard,
de chanter ainsi ses idées.
C’est dans le sang qu’ils traçaient leurs mots
Et de leur mort naissait l’espoir
 
C’est la lutte finale
Groupons-nous et demain
L’internationale sera le genre humain (bis)

Pauvre Pottier, pauvres fédérés
le monde avance à reculons
L’Authentique Internationale
c’est celle du fric et des cons.
Privilèges, indifférence, égoïsme,
faim dans le monde, idées bafouées.
Allons ! Courage !
Tout reste à faire
nous sommes toujours des assiégés !
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Dimanche 15 mars 2009
Une belle idée entendue hier matin vers 8h sur France Info, celle d'offrir un chéquier lecture valable pour l'achat d'hebdos ou de quotidiens d'actualité. C'est la Mairie d'Othis qui lance l'opération à destination des nouveaux majeurs ayant reçu une carte électorale pour la première fois cette anée.
Du coup, ni une, ni deux, je saute sur mon ami google, à qui je demande le site de la mairie d'Othis, un petit mail rapide pour demander plus d'info à 10h30, coup de téléphone du dircab du Maire m'annonçant l'envoit du dossier de presse et du dossier technique. Ca c'est de la réactivité ...
Bientôt en place ici ?

Plus d'info :  (source : le parisien)

Un chéquier pour inciter les jeunes à lire la presse

Pour donner aux jeunes le goût de lire la presse, Othis lance en mars un chéquier presse. A 18 ans, ils se verront offrir 50 € à dépenser chez le kiosquier.

La mesure annoncée par Othis devrait certainement inspirer Nicolas Sarkozy. Le président de la République clôt ce matin les Etats généraux de la presse écrite. Il doit annoncer des mesures pour inciter les jeunes à lire les journaux, à l’image d’un abonnement de six mois comme le préconisent les groupes de travail dans cette synthèse.

A Othis, le maire a opté pour un chéquier d’une valeur de 50 € à utiliser chez les vendeurs de journaux qui accepteront de s’allier à l’opération. Chaque jeune de 18 ans pourra en bénéficier dès le mois de mars. Bernard Corneille (Gauche républicaine) a été séduit par une tribune du Monde signée de l’éditeur Philippe Robinet et du sociologue Serge Guérin, membres d’une des commissions des Etats généraux. Le maire a décidé de mettre en pratique leur idée selon laquelle « essayer, c’est l’adopter ».

« Rien ne remplace l’écrit »

«Je suis d’accord avec leur diagnostic. Les jeunes s’éloignent de l’écrit et privilégient l’image, déplore-t-il. Or, pour être un citoyen éclairé, rien ne remplace l’écrit. C’est lui qui permet le plus de se forger une opinion. » Ce chéquier permettra de dépenser 30 pour des quotidiens et 20 pour des magazines d’information. Une liste bien précise sera établie.
Pas de « Gala », « Automobile Magazine » ou « Jeux vidéo Magazine », donc. C’est là un grand point de divergence avec Philippe Robinet. « Il ne faut pas limiter, mais faire moitié information générale, moitié centres d’intérêt. Et ça peut être « Playboy » ! s’amuse le directeur de Oh ! Editions. Si on restreint en disant qu’il y a de bons et de mauvais journaux, les jeunes vont dire que c’est un truc de vieux. » Lors de leur rencontre à Othis, mardi prochain, les deux hommes auront tout le loisir de débattre. A Othis, entre 80 et 100 jeunes devraient être concernés par la mesure chaque année, soit un coût annuel estimé à 5 000 . Bernard Corneille espère des subventions du fonds d’aide à la modernisation de la presse. Le chéquier devrait être remis lors d’une cérémonie où les majeurs recevront également leur carte d’électeur.
Et la commune pourrait bien faire des petits. Philippe Robinet est également en contact avec trois villes de province de plus de 40 000 habitants.

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Samedi 14 mars 2009
Hier, j'ai eu pour la première fois la chance d'assister à une Assemblée Générale de l'Union Départementale des Elus Socialistes et Républcains. Il faut dire que j'étais assez fier d'envoyer l'année dernière mon bulletin d'adhésion accompagné de ma cotisation à l'UDESR. J'étais donc rentré dans ce cercle des élus socialistes qui, années après années, réformes après réformes, combats après combats, ont créé l'ensemble des acquis sociaux de notre République. Congés payés, sécurité sociale, droit syndical, diminution du temps de travail, peine de mort, Revenu Minimum d'insertion, assurance chômage, salaire minimum, la loi SRU, Couverture Maladie Universelle, libéralisation des moeurs et de la démocratie à travers la fin de l'ORTF, la décentralisation, l'abolition de la censure, le PACS, la parité, toutes ces avancés qui font la grandeur de notre République sont l'oeuvre de la gauche dans laquelle les élus socialistes détiennent une grande et belle place.

Et donc nous y voilà, ce vendredi 13 mars, dans cette salle des fêtes de Berre-L'étang en compagnie de quelques camarades élus. Les discours sont convenus, quelques blagues entre copains de circo', potes de conseil général et amis de fédé. Oui, le résultat est décevant, à part une pauvre lettre recto-verso tout les six mois nous présentant la note d'un chargé de mission sur la-dernière-de-Sarkozy, l'UDESR a perdu de sa superbe. Exit les banquets républicains, exit la formation, exit le réseau d'élus de terrain. Certes, il y a des UDESR qui fonctionnent, celle du finistère, par exemple, autant que je puisse le constater sur leur site, semble être efficace. Certes il y a quelques réunions d'ici de là, mais enfin, la FNESR n'a toujours pas de site internet.
A mon sens, l'UDESR doit être là pour informer ses membres des réformes touchant directement nos collectivités, mais également permettre de relayer les bonnes pratiques, les bonnes idées que des socialistes mettent en place dans nos communes, nos départements et nos régions. Cela pourrait permettre de les mettre en place ailleurs et de communiquer sur ces avancés.

Heureusement, tout n était pas gris à cette soirée. En effet, est arrivé, en retard, le Président de Région Michel Vauzelle, qui comme à l'accoutumé a fait fit des discours d'appareil et nous a livré, sans notes, pendant une demi-heure durant, un vrai discours de fond. Le sujet était assez classique, et d'actualité, la crise. Néanmoins, ce n'était de ces discours creux, entendus maintes et maintes fois, il était certes posé, argumenté et mais à la fois terriblement engagé. D'ailleurs, j'ai reconnu dans une de ses démonstrations une citation de Jean Jaurès.Michel Vauzelle rappelait son attachement à la République et expliquait que selon lui, Sarkozy n'était pas Républicain car il mettait à mal notre système social sans qui la République n'est rien. S'il s'en prend à travers ses réformes sécuritaires, aux droits de l'homme et à la liberté, s'il s'en prend à notre système de sécurité sociale et de services publiques et donc à l'égalité, et s'il s'en prend à la fraternité, en donnant toujours tout aux mêmes, ses amis les nantis, il ne peut être de ces Républicains sincères qui ont fait la France.

Le rapport avec Jaurès ? Cette citation ;
 "Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale sans lesquelles elle n'est qu'un mot"

D'où l'union des élus socialistes ... et républicains.


Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Arnaud Drouot

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