ajouter un commentaire commentaires (0) recommander
Alors que les discussions débuttent à peine avec Ankara et que l'UE privilégie le dialogue avec ce pays historiquement lié à l'Europe et véritable enjeux de la construction de l'espace euro-méditerranée, notre Devedjan National(iste) est allé faire du lobbying auprès de Sarkozy pour faire rentrer cet amendement polémique dans la constitution ?
Je n'ai rien contre le référendum au sujet de l'adhésion d'un pays à l'UE, encore que des dérives peuvent apparaître, mais spécifier "les pays non européens" est en soi une discrimination, et l'inscrire dans notre constitution est tout à fait choquant. Alors qu'on se permet de confisquer le débat sur la construction européenne (et on s'étonnera que les Français sont méfiant vis à vis de l'UE), on souhaite faire de la méfiance face à l'étranger une valeur constitutionnelle ! Lorsqu'il s'agit de décider du fonctionnement de l'Europe de demain, le peuple n'a pas droit de s'exprimer directement mais lorsqu'il s'agit d'agiter l'épouvantail turc c'est vox populiste à tout les étages. Le choc des civilisations de la droite Bushiste américaine s'exporte plutôt bien vous ne trouvez pas ?
Après la loi sur le rôle positif de la colonisation, l'arrêté interdisant à plus de trois jeunes de circuler en ville, l'utilisation d'un répulsif anti-SDF, la destruction par le feu de caravanes de gens du voyage, la construction de stèles à la gloire de l'OAS, l'amendement pour interdire l'accès à l'hébergement d'urgence aux sans papiers et la reprise des slogans du Front Nazional, jusqu'où ira la droite et ses dérives extrémistes ?
Préférons le dialogue et la négociation aux actes de défiances aux relans poujadistes.
Le Premier ministre a affirmé sur France Info avoir "une satisfaction, une très importante satisfaction, c'est d'avoir fait changer la nature des débats dans notre pays". Il a notamment cité la
réforme des heures supplémentaires "qui a remplacé" le débat "sur le partage du travail", l'autonomie des universités "qu'on pensait bloquée à tout jamais" et les régimes spéciaux de
retraite..
"Tous ces sujets là, c'étaient des sujets sur lesquels le débat était organisé autour de la thématique qui était la thématique de la gauche. On a emmené les Français sur le terrain idéologique
que nous souhaitions"