Jeudi 25 septembre 2008
Ce qui est bien avec l'actualité, c'est qu'elle permet d'éveiller la curiosité.

Prenons l'exemple des sénatoriales. Rien de bien exitant à première vue, la couverture médiatique est minime et pourtant ... Regardons un peu la nouvelle composition du Sénat :


Que peut on voir sur ce schéma ?
Que le Sénat est plus à gauche que l'assemblée nationale (contrairement aux idées reçues), que le PS a effectivement bien progressé mais surtout ... que si l'UMP réussit à gouverner, c'est uniquement grace au groupe UC (comprennez le groupe Modem) qui, en s'abstenant ou en votant pour, approuve l'ensemble des lois injustes du gouvernement Sarkollion.

CQFD.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Vendredi 12 septembre 2008
Pour tout bagage on a vingt ans
On a l'expérienc' des parents
On se fout du tiers comm' du quart
On prend l'bonheur toujours en r'tard
Quand on aim' c'est pour tout' la vie
Cett' vie qui dur' l'espac' d'un cri
D'un' permanent' ou d'un blue jean
Et pour le reste on imagine

Pour tout bagage on a sa gueul'
Quand elle est bath ça va tout seul
Quand elle est moche on s'habitue
On s'dit qu'on est pas mal foutu
On bat son destin comm' les brêmes
On touche à tout on dit: "Je t'aime"
Qu'on soit d'la Balance ou du Lion
On s'en balance on est des lions ...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a des réserv's de printemps
Qu'on jett'rait comm' des miett's de pain
A des oiseaux sur le chemin
Quand on aim' c'est jusqu'à la mort
On meurt souvent et puis l'on sort
On va griller un' cigarette
L'amour ça s'prend et puis ça s'jette

Pour tout bagage on a sa gueul'
Qui caus' des fois quand on est seul
C'est ç'qu'on appell' la voix du d'dans
Ça fait parfois un d'ces boucans ...
Pas moyen de tourner l'bouton
De cett' radio, on est marron
On passe à l'examen d'minuit
Et quand on pleure on dit qu'on rit ...

Pour tout bagage on a vingt ans
On a un' rose au bout des dents
Qui vit l'espace d'un soupir
Et qui vous pique avant d'mourir
Quand on aim' c'est pour tout ou rien
C'est jamais tout, c'est jamais rien
Ce rien qui fait sonner la vie
Comme un réveil au coin du lit

Pour tout bagage on a sa gueul'
Devant la glac' quand on est seul
Qu'on ait été chouette ou tordu
Avec les ans tout est foutu
Alors on maquill' le problème
On s'dit qu'y a pas d'âg' pour qui s'aime
Et en cherchant son cœur d'enfant
On dit qu'on a toujours vingt ans ...

Léo Ferré
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Jeudi 14 août 2008
Je plaide coupable, pendant les vacances je ne produit pas grand chose et vous propose beaucoup de copier/coller. Allez hop, un autre trouvé sur un libéblog

Les vacances, c'est un droit !

Conges_pays Les "vacances", c'est sympathique, mais c'est surtout très politique ! Et si, à l'heure du "travailler plus pour gagner plus", la gauche repensait le droit aux vacances ?

Les "Sans-vacances", c'est un de ces sujets "périphériques" du débat public, un "marronnier" journalistique qui revient tous les ans sans réelle réaction politique...Pourtant, consacrées par plusieurs textes législatifs, les vacances sont un DROIT pour tous.

Un droit bien malmené, si l'on en juge par le nombre anormal - et croissant - des "sans-vacances". Selon un sondage Ifop publié dans l'Humanité fin juillet, 42% des Français ne prendront pas de vacances cet été, soit une augmentation de 10% depuis 2005. Et l'Observatoire des vacances et des loisirs des enfants et des jeunes (OVLEJ) estime à trois millions le nombre d'enfants qui ne partent pas en vacances l'été chaque année en France.

La gauche doit repenser la question des vacances, des loisirs et du temps libre, car ces questions, profondément liées au bonheur et à l'émancipation des citoyens, font partie de sa carte d'identité politique, de son code génétique.

En 1936, après les grandes grèves et les accords de Matignon, le Front Populaire adopte de nombreuses mesures sociales dans ce sens : congés payés, 40 heures. Le nouveau sous-secrétaire d'État aux Sports et aux Loisirs Léo Lagrange instaure, entre autres, une réduction de 40% sur les billets de train pour les ouvriers et leurs familles, ainsi qu’un «billet populaire de congé annuel» offert à 600 000 personnes dès l’été 1936. Il s’agit de démocratiser les loisirs, activités jugées aussi indispensables à l’émancipation des citoyens que le travail. La droite et l'extrême droite caricaturent sur-le-champ cette innovation en la qualifiant de «ministère de la paresse» et en dénonçant l’«esprit de jouissance». Aujourd'hui, face à la droite "Yacht, Ray-Ban et Fouquet's", la gauche doit proposer un modèle de société où chacun a droit au bonheur des loisirs, et faire sienne la phrase de Léo Lagrange : «Nous voulons que l’ouvrier, le paysan et le chômeur trouvent dans le loisir la joie de vivre et le sens de leur dignité.»

L'équation est compliquée : les Français qui ne partent pas en vacances aujourd'hui sont grosso modo ceux de la classe moyenne paupérisée, qui ne bénéficient ni des aides associatives ou publiques (Secours Populaire, conseils généraux etc...) ni de comités d'entreprises (souvent à cause de statuts précaires : CDD, intérim, etc...), et dont les revenus ne leur permettent pourtant pas de partir en vacances. Les vacances en France sont trop liées au statut de chaque individu (travailleur, chômeur, précaire, etc.) alors qu'elles devraient être un droit pour tous.

Que peut proposer la gauche pour que chaque Français bénéficie d'un vrai droit aux vacances ?

1) Une "allocation vacances" de 200 euros, utilisable en centres de vacances, pour les 3 000 000 d'enfants privés de vacances chaque année. Mon camarade Régis Juanico a récemment déposé une proposition de loi à l'Assemblée Nationale, pour soutenir cette revendication ancienne des associations de loisirs, notamment la Jeunesse au Plein Air.

2) L'extension des chèques vacances à tous les salariés  (ce que vient de proposer la droite), mais aussi et surtout à tous les travailleurs précaires en CDD, intérim, etc.

3) La création d'un "chèque-transport vacances" pour les familles, sous condition de ressources. Ce "chèque transport vacances" pourrait être réservé au train, plutôt qu'à la voiture, pour ne pas financer indirectement la pollution et la flambée des prix du carburant.

4) Instaurer un nouveau "billet SNCF de congé annuel" avec une réduction de 75%, ouvert à tous (salariés, retraités, chômeurs).

5) Pour les jeunes : la gratuité de la carte 12-25 et d'un billet aller-retour par an. Et, pour développer la citoyenneté européenne, mettre enfin en place les voyages d'échanges qui permettront chaque année à chaque jeune français de 15 à 18 de partir dans un pays européens pendant 2 semaines et de recevoir un jeune Européen.

Enfin, il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : le principal frein aux vacances, c'est la précarité, la stagnation des salaires et la baisse du pouvoir d'achat. Comme dans beaucoup de domaines : le manque de croissance, le chômage ont des conséquences sociales déplorables, même en terme de vacances.

Surtout, j'entends déjà les arguments budgétaires - qui sont pertinents : comment financer toutes ces mesures ?

A titre de comparaison, les 600 millions d'euros nécessaires à une nouvelle allocation vacances correspondent au seul bouclier fiscal pour les plus riches du paquet fiscal.

Le droit aux vacances est un choix politique : quelle vie voulons nous pour les enfants de France ? Chaque enseignant peut raconter le calvaire des enfants qui n'ont rien à raconter aux copains à l'école à la rentrée et l'importance des activités extra-scolaires sur la réussite scolaire et la sociabilité des enfants. Des enfants, des jeunes, qui supportent déjà la grisaille et les difficultés tout au long de l'année peuvent-ils apprendre à vivre en société, peuvent-ils s'ouvrir au monde, si on les prive de ce droit, de cette respiration indispensable que sont les vacances ?

Et vous, que proposeriez-vous pour donner à chacun un véritable droit aux vacances ?

Mehdi Ouraoui

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Mardi 5 août 2008
Vous avez sans doutes vu ou entendu parler des affiches du Secours Catholique déployés lors des dernières municipales. La plus médiatique d'entre elles titrait "La France est un pays riche ... en pauvre". J'ai beaucoup aimé cette affiche, je vous offre donc la cyber-expo :
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Dimanche 3 août 2008
En cette période de canicule, je tiens à vous faire découvrir un article très rafraichissant de La Provence ... Vous voyez qu'il se passe plein de choses à Lambesc !

L'histoire du plaignant et des mamies qui prenaient le frais

À Lambesc, des personnes âgées entendues par les gendarmes parce qu'elles discutent

Les grand-mères, qui ont reçu de nombreux témoignages de soutien du village, ne comptent pas se faire dicter la loi et continueront à "squatter" le banc sous la fenêtre de leur plaignant.

Florent Gardin

Click!

À Lambesc, "l'affaire des mamies" est sur toutes les lèvres, nourrit les conversations, déclenche des mêlées de rire et des éclats d'indignation. Gilberte, Josette, Liliane, Danielle et Yvonne totalisent 358 printemps à elles cinq.

De juin à septembre, les journées de ces "anciennes" s'organisent autour d'un banc selon un rituel immuable. "On prend place tous les jours à 18h45 après "Des chiffres et des lettres". À 19h50, on rentre pour souper et regarder "Plus belle la vie". Quand l'épisode est terminé, vers 20h45, on redescend. Et dès que le jacquemart sonne 22heures, c'est l'extinction des feux", détaille Liliane.

Un règlement tacite régit cette vénérable confrérie de la parlotte. Comme le banc ne compte que quatre places, celles qui arrivent les dernières sortent les chaises. L'ordre du jour est libre : "On discute de tout, on parle d'alouettes sans têtes, des souvenirs de jeunesse, de la famille, des naissances, des décès, de l'actualité du village,etc". En revanche, la politique est proscrite,"car on n'est pas toutes d'accord".

"Un jour, c'est vous qui serez vieux"

C'est autour de ce banc à l'ombre des platanes, lors d'une veillée à tant d'autres pareille, que s'est nouée, il y a dix jours, "l'affaire". Alors qu'elles refaisaient une énième fois le monde, "parce qu'il en a bien besoin", des gendarmes se sont présentés pour relever leurs identités et signifier qu'un riverain avait déposé une plainte à leur encontre pour nuisances sonores.

Entendues séparément vendredi dernier, les trois drôles de dames présentes sur "les lieux du crime" ce soir-là ont dû se justifier de leurs bavardages. Elles ne se sont pas démontées, même si, reconnaît Gilberte, "j'étais très contrariée et devant le gendarme, je ne suis même pas parvenue à épeler mon nom ni donner ma date de naissance".

Pour toutes les trois, cette convocation était une première, "comme quoi, il n'y a pas d'âge pour faire des folies", s'amuse Yvonne."On a tout de suite su qui avait fait ça, lâche l'une d'entre elles, il nous avait déjà menacé qu'il appellerait les gendarmes depuis sa fenêtre, mais c'est naturel de causer entre copines le soir", remarque Josette, "on ne demande quand même pas aux cigales d'arrêter de chanter".

D'après elles, leur accusateur est loin d'être un modèle de discrétion : "Il écoute du rap très fort et il ne ferme pas les fenêtresquand il prend du bon temps avec son amie, on n'a jamais rien dit, nous". Persuadées d'être dans leur bon droit, les contrevenantes ne craignent pas les dernières lois sur la récidive. Les effrontées se refusent à changer leurs habitudes et tous les soirs, elles défient les autorités en troublant sans vergogne l'ordre public de leurs conversations pagnolesques.

"Ça fait 130 ans qu'on est là, mes grands-parents y venaient déjà et mes parents après eux", raconte Liliane avant d'énumérer avec ses amies des dizaines de noms de parents, amis, voisins, morts ou vivants qui ont usé l'assise de ce banc de la discorde. "Maintenant c'est notre génération mais d'autres prendront la suite: ma petite-fille a 6 ans, je l'y emmène déjà et elle se régale", clame-t-elle. "On n'est pas près de partir".

Car la bande reçoit des témoignages de soutien de tout le village. Les passants les encouragent, les voitures klaxonnent. Un ami s'esclaffe : "Ce matin, chez le coiffeur, tout le monde en riait mais ça me met en colère car récemment, des poubelles et des voitures ont été brûlées et il n'y a pas eu autant d'histoire". "C'est la vie du village, ajoute une voisine, elles ont un vrai rôle social car elles font le lien entre les gens. Il ne faut pas perdre cette convivialité. Avant, des jeunes squattaient ici jusque tard dans la nuit et personne ne s'est jamais déplacé pour ça".

Cette histoire montre comment l'incompréhension, qui résulte d'une simple absence de dialogue, peut faire qu'une si petite souris accouche d'un tel éléphant. Et illustre les difficultés de générations qui en passent par la procédure pour régler leurs différends. Liliane regrette ce conflit mais "n'accepte pas que quelqu'un qui pourrait être (mon) petit-fils nous traite comme cela. N'oubliez pas qu'un jour, c'est vous qui serez vieux".

Le plaignant lui-même se dit embêté d'avoir dû en arriver là et le maire nous a confié sa volonté d'intervenir pour que cessent ces tensions qu'il déplore. De la même manière, c'est conscient de l'importance de la préservation du lien inter-générationnel que nous avons choisi de relater largement cette histoire dans nos colonnes. En espérant que ces dames viendront longtemps encore sur leur banc et pourquoi pas, de temps en temps, en compagnie de leur voisin.

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Le témoignage du plaignant

"Elles doivent se mettre à ma place"

"Au début je n'ai rien dit, j'ai répliqué en mettant de la musique (du rap). J'ai dû laisser tomber pour ne pas avoir des problèmes en ajoutant encore du bruit à mes voisins. Mais maintenant, j'ai des horaires de travail très chargés et j'ai beaucoup de trajets quotidiens. Je dois supporter du bruit toute la journée pour mon métier alors le soir, je suis fatigué et je n'aspire qu'à être au calme. Dans la rue, tout résonne, les gens qui passent klaxonnent pour les saluer, leur chien (un caniche) aboieet comme il fait chaud, les fenêtres restent ouvertes."

Les relations ont toujours été tendues entre le jeune homme, venu s'installer voilà trois ans sur leur territoire. "Elles ont tendance à vouloir imposer leur loi. Dès le début, j'ai été pris en grippe par l'une d'entre elles qui m'a remonté les bretelles à cause de mon radio-réveil et depuis, elles ne me disent plus bonjour et il n'a plus été possible de discuter.

Je suis toujours resté poli, j'ai évité de leur répondre et d'élever la voix. Je me suis finalement résolu à porter plainte pour avoir un "médiateur". Mais j'ai précisé aux gendarmes que je ne voulais pas qu'il y ait de sanctions pécuniaires, je ne voudrais pas qu'il y ait de représailles. Elles sont très bien implantées dans le quartier et comme ce sont des mamies, face à elles, j'ai forcément tort.

Ça n'est pas que je leur suis hostile, je respecte les personnes âgées. J'ai grandi dans une cité à Istres alors croyez-moi, la vie en communauté, je sais ce que c'est. J'aime beaucoup Lambesc et je ne regrette pas d'être venu m'installer ici. Je ne cherche vraiment pas les histoires, je veux juste qu'on me respecte."

Par Romain Cantenot
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Mercredi 23 juillet 2008
Fôôôôrmidable l'image du PS, bravo d'Jack belle leçon d'égocentrisme. Sous prétexte d'avoir mit ta signature, camarade Jack, tu penses pouvoir te soustraire aux règles et obligations de ton parti ? Tu te gargarises de ton passé mitterrandien, n'en as tu retenu que les dérives du pouvoir personnel ?
Alors que nous avions l'occasion de mettre un frein aux excès de personnalisation du pouvoir, toi et ton ego vous êtes allés voter d'un seul homme pour cette réforme constitutionnelle.

Je vais faire mon rabas-joie mais ... je vous l'avais bien dit que ça ne tournait pas rond. Si le président souhaitais vraiment consulté l'opposition, pourquoi n'a t il pas simplement envoyé un courrier rue Solférino pour demander au Parti Socialiste de bien vouloir mandater quelques responsables pour défendre les idées du PS dans une commission mixte et démocratique. Avec Sarkozy, pas question de respecter les règles républicaines, il s'agit de prendre lui même un député à l'égo sur-dimensionné et surtout très fort médiatiquement. Franchement, vous prenez n'importe quel sondage bidon sur "kike tu préfères dans les politiciens ?" et il arrive en tête avec sa bonne bouille et sa fête de la musique. Il aurait très pu prendre Biemouret Gisèle ou Lebreton Patrick mais non, il a choisit le charismatique Jaack.

Jack Lang, on comment passer d'un honorable et éternel ancien ministre de la Culture ... à un pauvre pantin dans le show sarkozyen.


PS : et pour mes amis les radicaux, vous êtes bien loin des indignements de vos prédécesseurs qui refusaient la Vème République, la jugeant trop bonapartiste.

PS² : J'ai choisi cette photo car j'ai encore (un peu) de respect pour Jack Lang, vous auriez très bien pu tomber sur :
ça, ou cela (Top non ?) voir ça  ...
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Samedi 5 juillet 2008
Sans vouloir casser l'unanimité nationale autour de la libération d'Ingrid Bétancourt ni me rabaisser aux ségolinades, il y a quand même quelques éléments qui m'interpellent.

Il fallait bien que ça arrive, c'est arrivé hier et c'est signé Séguéla : Ingrid Bétancourt est la nouvelle Nelson Mandela. Autant je veux bien qu'on se réjouisse de sa libération, que c'est un très beau moment de joie collective, que c'est un message porteur d'espoir pour tout ceux qui souffrent ou sont opprimés à travers le monde mais il ne faut pas tout confondre, tout ne se vaut pas.

Ingrid Bétancourt a de commun avec Nelson Mandela qu'ils ont été privés de liberté alors qu'ils se battaient pour leurs idéaux. Pour moi, la ressemblance s'arrête ici.
Qui est Ingrid Bétancourt ? Elle était candidate, dans un pays démocratique, aux élections présidentielles. Rien à voir avec l'opposition au Zimbabwe, tenue sous la botte de Robert Mugabe qui assassine et emprisonne chaque jour de nouveaux opposants. RIen à voir non plus avec le combat d'un Nelson Mandela qui se battait contre un système raciste.
Pour quoi se battait elle ? Pour l'écologie, elle était candidate "verte". Même si j'ai beaucoup de respect pour la cause écologiste et pense que cela sera un des enjeux du 21ème siècle, on ne peut pas comparer la défense de l'environnement et du développement durable avec le combat contre l'apartheid. Certes sa cause est intéressante, porteuse et noble, mais elle n'est pas de la même importance que celle de Mandela.
Comment a t elle été emprisonnée ? Lors de sa campagne, elle s'est rendue dans la jungle pour proner le dialogue avec les FARCS et c'est ainsi qu'elle a été enlevée. Là ou elle était un otage d'un groupe terroriste, Mandela lui a été condamné par la justice à la prison à perpétuité. Bétancourt et ses partisans devaient faire face à un pouvoir terroriste illégitime alors que Mandela se trouvait devant le mur d'une force légitime : celle de la justice d'un pays. Mandela a été un véritable prisonnier, pendant plus de 20 ans. Bétancourt avait son pays avec elle, Mandat l'avait contre lui. Vous voyez l'armée Sud Africaine aller chercher Mandela condamné à perpétuité ?

Désolé M. Séguéla, j'ai beaucoup d'admiration pour Bétancourt, mais pas autant que pour Nelson Mandela, tout ne se vaut pas.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Vendredi 20 juin 2008
Fadela Amara est forte, très forte : elle n'a pas inventé l'eau tiède, elle l'a réinventé.

Sur la D15, rentrant du boulot sur le coup de midi (commencé à 5h) j'allume France Info, France Inter m'énèrve depuis leur nouvelle grille de programmes, pour choper le flash et tenez vous bien : Fadela Amara a enfin réussi à présenter son plan banlieue en grandes pompes. On ne tari pas d'éloge sur son courage, sur sa ténacité à convaincre le gouvernement et l'ancien maire de Neuilly, qui question banlieue, ne s'y connaît pas trop. Bravo Fadela, bien joué, un an de gouvernement et dorures des palais des ministères (ça doit lui changer des locaux de NPNS) pour enfin accoucher de ton plan Marshall des banlieues, il était temps !
Annonces en grandes pompes je disais, présentation "en live" sur le terrain à ... Meaux. Ville de JFCopé, grand amateur de destruction de logements sociaux, pour en construire d'autres, mais moins. D'ailleurs, la ville est dans l'illégalité selon l'INSEE car elle ne possède pas les 20% des dits logements. Pourquoi ne pas l'avoir fait à Clichy sous bois ?
Assez parlé de la forme, passons au fond : kékidit le plan banlieue ? Déjà il dit marketing, on n'appel pas cela "rapport ministériel sur la cohésion sociale en territoire à forte concentration de logements à loyer modéré" mais le "plan banlieue". Les deux mesures phares sont révolutionnaire :
- créer des '"unités territoriales de quartiers". Rappelez vous en 2002, Sarkozy propulsé ministre de l'intérieur prend comme première décision de supprimer la police de proximité de Jospin jugeant que "c'est pas le boulot de la police, je le boulot de la police c'est d'interpeller". Après avoir perdu 6 ans, on les remet, sous un autre nom. Merci la droite, une idée de génie !
- créer des "contrats autonomies". Là chapeau, personne n'y avait pensé et n'avait eu le courage de le faire : verser une indemnité à des personnes au chômage pour les aider à retrouver un emploi. C'est très ambitieux, félicitation. Et tenez vous bien : on va suivre ces jeunes et les "coacher", comme si depuis des années les structures n'existait pas. ANPE, PIJ et BIJ (point information jeunesse), PAPEJ (Point animation prioritaire pour l’emploi des jeunes) etc. font un boulot formidable avec le peu de moyen qu'ils ont. Donnons leur les moyens avant de multiplier les structures ...

Après il y a toujours les appels à projet (existant déjà dans le plan "Envie d'Agir), des trains et des bus (financé par la région IDF) bref, rien de bien neuf.

Bien joué le plan banlieue, un bon coup de com' pour pas très chère, on croirait presque que le gouvernement fait quelque chose !
Pour info, le plan Marshall c'était 4% du PIB américain, pendant 5 ans, ce qui ferait pour la France 75 milliards d'euros par an, on en est bien loin.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 12 juin 2008
Quoi, encore un dictateur accueilli à bras ouvert en France ?

Qu'est ce qu'on apprend en feuilletant son libé du jour : le syrien Bachar el-Assad est invité à Paris dans les prochains jours. Et je peux même vous dire lequel (de jour) : le 14 juillet. C'est ça la RealPolitik, on aura le droit à carré VIP de dicateurs à la prochaine Garden Party, dommâge que Kadafi fasse mauvaise presse :-)

Elle est belle la France des Droits de l'Homme, allez juste pour vous faire enrager, voilà ce que disent de vrais défenseurs des droits de l'homme :

Des restrictions sévères pesaient toujours sur la liberté d'expression et d'association. De très nombreuses personnes ont été arrêtées et plusieurs centaines - dont des prisonniers d'opinion et des condamnés n'ayant pas bénéficié d'un procès équitable - ont été maintenues en détention pour des motifs politiques. Les femmes et les membres de la minorité kurde étaient toujours victimes de discrimination dans la législation et en pratique. De nouvelles informations ont fait état de torture et de mauvais traitements infligés aux détenus en toute impunité. Comme les années précédentes, des défenseurs des droits humains ont été victimes de man?uvres de harcèlement, d'arrestations et de mesures de restriction à leur liberté de mouvement.

Merci qui ? Merci Amnesty
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 5 juin 2008
Ils se sont calmés mais il y a quelques temps des députés UMP reprennaient une vielle revendication du Front Nazional : le retour à la censure. Sous couvert d'un nationalisme exacerbé, ils voulaient interdire de nombreux groupes de RAP Français sous prétexte qu'ils délivraient des messages violents et anti patriotique. On sortait alors quelques expressions sorties de leur contexte "la France est une garce" ou "nique les impots" etc.
C'est bien connu, quand il y a un problème la meilleur façon de le résoudre c'est de faire taire le messager. Plutôt que de s'attaquer aux causes de se mal être, on balance un "la France tu l'aimes ou la quitte". Vous remarquerez que cette phrase est anti-démocratique au possible, si une situation ne vous convient pas, ne vous plaignez pas, ne proposez pas, ne réagissez pas, cassez vous !
"le bleu marine me fait gerber, j'aime pas l' travail, la justice et l'armée." et "la marseillaise ca m'a toujours fait dégueuler" ou "votr' République, moi j' la tringle," et évidemment " Plus de slogans face aux flicards, Mais des fusils, des pavés, des grenades ! " Késako ? Le dernier titre de Sniper qu'il va vite falloir interdire ? Non, une des meilleurs chanson de Renaud "Ou c'est qu'j'ai mis mon flingue". Renaud aussi il faut l'interdire ? Tout comme Boris Vian à son époque ?
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Arnaud Drouot

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