Lundi 5 mai 2008

Le Premier ministre a affirmé sur France Info avoir "une satisfaction, une très importante satisfaction, c'est d'avoir fait changer la nature des débats dans notre pays". Il a notamment cité la réforme des heures supplémentaires "qui a remplacé" le débat "sur le partage du travail", l'autonomie des universités "qu'on pensait bloquée à tout jamais" et les régimes spéciaux de retraite..
"Tous ces sujets là, c'étaient des sujets sur lesquels le débat était organisé autour de la thématique qui était la thématique de la gauche. On a emmené les Français sur le terrain idéologique que nous souhaitions"

François Fillon, lundi 5 mai 2008, France Info


Je pense pour le coup, Fillon a tout compris. Comme le disait Antonio Gramsci, révolutionnaire et résistant sous l'italie fasciste, si les révolutions marxistes n'ont pas fonctionnées, c'est notamment à cause de la culture bourgeoise qu'inculque homéopathiquement la bourgeoisie sur le prolétariat : l'hégémonie culturelle. Loin de moi l'idée de prendre le pouvoir par les armes, je reste un réformiste convaincu, mais c'est l'idée de bataille culturelle qui reste très intéressante.
En effet, la victoire de Sarkozy et la satisfaction de Fillon s'expliquent par la gagne de cette bataille : on ne parle plus de redistribution des richesses et de partage du temps de travail, on parle de pouvoir d'achat personnel et d'heures supplémentaires. On ne parle plus de retraites par répartition et de pénibilité du travail, on parle de longévité et de fatalisme. On ne parle plus d'école républicaine et émancipatrice, on parle d'effectifs et de rentabilité. C'est cette bataille là que la gauche a perdue, la bataille des idées, la bataille culturelle. Non, la doctrine et la mondialisation libérale ne sont pas des fatalités, Oui nous pouvons concevoir un autre modèle de société, plus juste et plus égalitaire et oui nous devons transformer la société. N'ayant pas la force et la puissance de grands médias, c'est à travers nos armes que sont l'éducation populaire, les associations, les syndicats, les mutuelles et les partis politique que nous devons faire triompher nos valeurs de solidarité et de justice sociale. Gagner la bataille idéologique, ne rien lacher de nos valeurs et les transmettre à la société, c'est comme cela que nous gagnerons et feront de la transformation sociale, une réalité.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Dimanche 4 mai 2008
Depuis quelques jours, un redoutable prédateur sévit sur le net. Armée secrète ? Renseignement Généreux ? Non, Nicolas Princen, jeune normalien et membre du cabinet de SAS Nicolas Sarkozy. Sa mission, trouver tout ce qui peut concerner le président sur internet. Un chasseur de buzz aux dents longues, passant ses journées sur la toile à trouver l'article, le blog, le forum ou une information sur sarkozy risque de bruiter ...
Allez Nico, sans rancunes et pour te faciliter le boulot (mon pauvre, faire normal sup pour ça ...) je vais t'ajouter dans mes contacts pour que tu aies automatiquement accès aux nouveaux articles.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 1 mai 2008
Plus d'un mois est passé depuis la prise de fonction du nouveau conseil municipal le 21 mars dernier. Deux conseils municipaux, 50h de réunions plus tard, que tirer de ce début de mandat ?
Tout d'abord l'apprentissage : celui du fonctionnement d'une mairie et d'une municipalité.  Un peu comme dans un stage on apprend l'envers du décor, la mise en route d'un conseil municipal, le fonctionnement par commissions, les rigueurs administratives etc.  Et puis on bosse, on met en place les fameuses commissions, on essuit les platres laissés par l'ancienne municipalité, on dresse un plan d'action, on se forme sur les dossiers, les ressources et la situation actuelle. On se rend compte de l'immensité du boulot qui nous attend et son se prend ses premières claques. J'ai eu il y a quelques jours ma première remarque sur les promesses non tenus, le manque de changement etc. D'un coté nous n'étions à la mairie que depuis deux semaines ... mais de l'autre ça fait toujours du bien, cela recadre et remotive notre action. Plutôt que de dénigrer le propos, j'ai pris le numéro de téléphone du mécontent et suit allé boire un café afin d'expliquer notre action, rappeler qu'en deux semaines on ne révolutionne pas une mairie et surtout entendre et noter ses remarques. Ca fait du bien ...
Comme toujours, la communication reste le nerf de la guerre. Il y a beaucoup de vie, de bonnes volontés, d'actions menées mais la communication ne passe pas, les liens ne se tissent pas. La charge est l'immense, mais la volonté de changer la vie l'est tout autant.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Mercredi 30 avril 2008
Après le spray malodore anti SDF, voila la nouvelle invention ultra sécuritaire : le boîtier anti jeune. Késako ? C'est simplement une boite qui émet des sons uniquement audibles par les moins de 25 ans. Comment ça marche ? C'est simple : l'oreille se dégrade au fur et à mesure des années, des sons audibles à notre naissance ne le sont plus à l'âge de 30 ans. En émettant des sons suraigus à fort volume, les jeunes présent sont fortement gênés, ont des maux de tête et finissent par partir.
A l'heure actuelle, il y en aura plus de 4 000 en Angleterre et quelques dizaines chez nous. Le risque majeur pour la santé est la puissance, 95db là ou le code du travail par exemple interdit l'exposition à plus de 80db. Les réactions du gouvernement sont ultra mesurés, appelant uniquement au principe de précaution alors que l'inventeur du Mosquito (nom donné à l'origine) rappel qu'aucun pays n'a pour le moment réussi à l'interdire.
Outre la dangerosité sanitaire pointée par de nombreux médecins, ce genre de dispositif est scandaleux en deux points : de par son essence et son message politique. En effet, cette arme est par définition discriminatoire, ciblant arbitrairement une partie de la population afin de lui faire subir cette agression. A quand le boîtier anti vieux, anti chauve, anti con ? En plus d'être ségrégationniste, elle colporte le message assimilant le jeune à un délinquant en puissance. Tremblez braves gens, des hordes de jeunes, de racailles dirait SAS NS vont venir devant vos villas, vos boutiques et échoppes pour troubler votre tranquillité. Quel genre de société peut laisser traîner ce genre d'amalgames honteux ? Je n'ai pas envie de vivre dans une société qui mépriserait sa jeunesse et s'en méfierait comme de la peste !
Que faire ? Etant donné que la société distribuant Beethoven (c'est le nom donné à la bête) est basée à Carry le Rouet, le Mouvement des Jeunes Socialistes des Bouches-du-Rhône pensait organiser une manifestation devant son siège pour dénoncer ce dispositif. Malheureusement, l'adresse de la boite postale renvoit à l'adresse personnelle du PDG (adresse communiquée contre 12 timbres et une photo dédicacée de Jean-Marie Bockel) donc pas de manifestations pour le moment. Une décision de justice a été rendue hier déclarant ce dispositif illégal. Cependant, il ne s'agit que d'une jurisprudence de première instance dans un cas très précis (la diffusion en continu dans une rue commerçante). Etant donné la carence législative dans ce domaine, nous faisons directement appel au pouvoir politique en demandant aux maires de prendre un arrête municipal interdisant l'utilisation de ce boîtier sur le territoire de leur commune. Pour ma part, j'ai obtenu l'ajout de l'arrêté au prochain conseil municipal le 15 mai et aurait la joie de pouvoir le défendre.
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Lundi 28 avril 2008
En général, je ne suis pas un fan du "marketing politique" mais il faut avouer que pour le coup, un clip comme ça ...

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Vendredi 25 avril 2008
Parfois, en politique, on peut tomber sur des bizarreries. Un article de libé en pointe justement  un : la position de Pompidou en 68 lors de l'introduction de la pub à la télévision publique comparée à la position actuelle de Sarkozy qui souhaite lui, la supprimer. A l'époque, Pompidou déclarait que refuser la publicité ferait gonfler les profits des TV privés étrangères alors que la gauche dénonçait la dictature du commerce sur les ondes. Autres temps, autres moeurs, c'est maintenant la gauche qui dénonce les super profits réalisés par TF1 lors de cette annonce et Sarkozy qui se fait le porte-drapeaux du non-marchand.
Combat de sourd ou vrai question de fond ? En effet, quand Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1 déclarait que le métier de sa chaîne était de vendre à coca-cola du temps de cerveau humain disponible, j'ai des doutes sur l'intérêt de ces pubs. TF1 ... du groupe Bouygues, l'entreprise qui réalise des millions d'euros de chiffre d'affaires à travers de nombreux contrats avec l'Etat ? dont le président est Martin Bouygues, témoin de mariage des Sarkozy ? Enfin, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ce n'est pas parce que le fils Sarkozy a comme parrain Arnaud Lagardère, première fortune de France étant à la tête d'Europe 1 (Elkabbach), Virgin Radio, du JDD, Paris Match, La Provence, Nice-Matin etc. mais également d'une partie d'EADS (en relation donc avec l'Etat) qu'il y a anguille sous roche. Et puis zut, il a bien le droit d'aller se reposer sur le Yatch de Bolloré qui en plus de faire les feuilles à rouler OCB, participe activement à Médiamétrie, l'institut CSA (sondages), Direct soir, Direct 8, la société SFP qui a enregistré le débat second tour Royal/Sarkozy. D'ailleurs, Bolloré ne cache absolument pas son intention d'acquérir de nouveaux médias. Vous remarquerez que parmi les amis de Sarkozy, aucun n'a vraiment travaillé pour arriver à la tête de son empire. Ce sont tous des "fils de ..." ayant été intronisé par Papa tel une vrai monarchie de droit divin. Adieu valeur travail, bonjour le capital !
Bref, je m'égare, tout cela pour dire que je ne suis pas hostile à la suppression de la publicité, sous certaines conditions. La première étant évidemment que l'Etat compense le manque à gagner afin de garder une télévision publique de qualité. Ensuite, pourquoi ne pas laisser "un peu" de publicité "positive" pour des manifestations culturelles par exemple. Enfin, il faut taxer les plus values dégagés par la publicité. Savez vous que le budget mondial de la pub est de 500 Milliards d'euros ? Avec uniquement 1% de cette somme, on pourrait soigner très efficacement le paludisme et l'éradiquer d'ici quelques années. "Courrez vite l'acheter, sinon on ne pourra pas le vendre" ... fils de pub.

NB : Ahhhh, l'époque ou le PS faisait de belles affiches bien provoc'
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Vendredi 25 avril 2008
Ouf, Chirac a eu la présence d'esprit de demander l'abrogation de la loi sur le "rôle positif de la colonisation" avant de quitter l'élysée. Cependant, ne nous y détrompons pas, une partie de la Droite française a toujours cet esprit néo-colonisateur et ce goût nostalgique. Là dessus, SAS Nicolas Sarkozy déclarait vouloir en finir avoir le "devoir de repentance" allant jusqu'à déclarer « Finira-t-on, un jour prochain, par s’excuser d’être français ? ». Si on ajoute à cela son discours de Dakar et les quelques magouilles électoralistes bleu-brun confiant l'investiture UMP à l'ancien maire FN de Marignane, très fier de son monument à la gloire de l'OAS, on est en droit d'avoir de sérieux doutes.
Le candidat Sarkozy Ier déclarait que la France "n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide. Elle a commis des fautes qui doivent être réparées, et je pense d’abord aux harkis [...]". En réponse à ces mensonges, et comme l'on dit que le poète à toujours raison, je voudrais vous faire (re)découvrir un sublime texte d'Aimé Césaire sur ce qu'était la colonisation.

Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de 1’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]
J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs tout à loisir.
Cela n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c’est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !
Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie :

" Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. "

Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson :

"Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. "

Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

"On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres."

Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

"Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths."

Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l’oubli le fait d’armes mémorable du com­mandant Gérard et se taire sur la prise d’Ambike, une ville qui, à vrai dire, n’avait jamais songé à se défendre :

"Les tirailleurs n’avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l’odeur du sang, ils n’épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l’après-midi, sous l’action de la chaleur, un petit brouillard s’éleva : c’était le sang des cinq mille victimes, l’ombre de la ville, qui s’évaporait au soleil couchant."

Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissan­ces qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d’officier un bon massacre d’Annamites ? Vrai ou pas vrai ? Et si ces faits sont vrais, comme il n’est au pouvoir de personne de le nier, dira-­t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mé­pris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler.

[...]

Entre colonisateur et colonisé, il n'y a de place que pour la corvée, l'intimidation, la pression, la police, l'impôt, le vol, le viol, les cultures obligatoires, le mépris, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, des élites décérébrées, des masses avilies.

Aucun contact humain, mais des rapports de domination et de soumission qui transforment l'homme colonisateur, en pion, en adjudant, en garde-chiourme, en chicote et l'homme indigène en instrument de production.

A mon tour de poser une équation : colonisation = chosification

J'entends la tempête. On me parle de progrès, de "réalisations", de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d'eux même.

Moi je parle de sociétés vidées d'elles-mêmes, de cultures piétinées, d'institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d'extraordinaires possibilités supprimées.

On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.

Moi je parle de milliers d'hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l'heure ou j'écris, sont en train de creuser à la main le port d'Abidjan. Je parle de millions d'hommes arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la vie, à leur danse, à la sagesse.

Je parle de millions d'hommes à qui m'on a inculqué savamment la peur, le complexe d'infériorité, le tremblement, l'agenouillement, le désespoir, le larbinisme.

On m'en donne plein la vue de tonnage de coton ou de cacao exporté, d'hectares d'olivier ou de vignes plantés.

Moi, je parle d'économies naturelles, d'économies harmonieuses et viables, d'économies à la mesure de l'homme indigène désorganisées, de cultures vivrières détruites, de sous-alimentation installée, de développement agricole orienté selon le seul bénéfice des métropoles, de rafles de produits, de rafles de matières premières.

On se targue d'abus supprimés.

Moi aussi, je parle d'abus, mais pour dire qu'aux anciens - très réels - on en a superposés d'autres - très détestables. On me parle de tyrans locaux mis à la raison ; mais je constate qu'en général ils font très bon ménage avec les nouveaux et que, de ceux ci aux anciens et vice-versa, il s'est établi au détriment des peuples, un circuit de bons services et de complicité.

On me parle de civilisation, je parle de prolétarisation et de mystification.


A quand une écriture commune des manuels d'Histoire ?
Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 24 avril 2008

Incroyable, des méchants clandestins qui viennent jusque dans nos taudis insalubres pour nous voler le boulot que personne ne veut faire vont peut-être, si SAS Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca le veut, être régularisés ! J'ai même entendu ce matin sur Farce Inter qu'un sans papier a déjà reçu une autorisation de séjour ... d'un mois ... 

Qui a pu faire bouger l'opinion publique ? Non, ce n'est pas une nouvelle grève de la faim de quelques réfugiés politiques, non ce n'est pas la mobilisation d'enseignants, de parents d'élèves et de camarades pour soutenir un petit écolier, collégien ou lycéen à qui on refuse le droit de vivre ici, c'est l'union sacrée de la CGT et du patronat qui, après des années de silence, dénonce le sort fait à des milliers de sans papiers que la France se doit de régulariser. La nerf de la guerre n'est donc pas l'humanisme mais l'économie ... Qui l'eût cru ? Il aura suffit que quelques patron des patrons montent au créneau afin de soutenir un mouvement lancé par la CGT pour ébranler le coq Hortefeux hissé sur son l'horrible clocher du ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Le secret de polichinelle est tombé, les sans papiers n'ayant le droit à aucune aide, travaillent pour survivre, étonnant non ?
Alors, Fini le cliché de l'immigré feignant  vivant au crochet de la société ? Fini l'exploitation de tout ces sans papiers cotisant pour des droits dont ils ne pourront peut être jamais jouir ? Va-t-on enfin se rendre compte que ces centaines de milliers d'hommes et de femmes font vivre des pans entier de notre société, sauvegardent notre système social alors que nous les traitons comme des pestiférés ? Fini les interpellations au faciès, les tutoiements, les suspiscions quant à la nationalité d'un plus bronzé que soi, les rafles à la sortie des écoles ou d'un centre des restos du coeur ? Fini les coups de fil à la police pour dénoncer son voisin ou son client ? Fini les déportations vers des pays inconnus sous prétexte qu'ils y sont nés ? Fini les centres de rétention inhumains, les meurtres lors d'une reconduite un peu difficile, les pleures et les cris de ces familles qu'on déchire ?
Si seulement ...

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : La rose (j'aime)
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Jeudi 24 avril 2008

Les remboursements pour les lunettes et les prothèses, les Français ont un remboursement qui ne doit pas être supérieur à 30 %, alors que le problème d’hygiène dentaire, c’est un problème de santé publique, on ne peut pas dire que c’est du confort, on ne peut pas se trimballer avec une dent qui manque, et pareil pour les lunettes, ce n’est pas une question de mode, c’est une question de nécessité. J’ai proposé qu’on porte les remboursements jusqu’à 50 %, mais je veux qu’à l’inverse, on pose le problème des fraudes, des médicaments de confort et des excès en tout genre.

NS - Mon projet, interview au Monde le 23 janvier 2007 Source UMP


"Est-ce certains secteurs de santé, comme l'optique, doivent passer uniquement aux assurances complémentaire ? "
"la question est posée d'autant (...) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23% "

Roselyne Bachelot, le Grand Jury de RTL, 13 avril 2008

Par Arnaud DROUOT - Publié dans : Le poing (j'aime pas)
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Jeudi 24 avril 2008
Et voilà, je m'y suis mis, j'ai cédé aux sirènes de l'expression narcissique. A moi l'écriture égo-centrée sur mon petit monde, à moi les joies des longues tirades sur les vacances de mon chien, les dissertations sans fin sur le plat du jour au Resto U, les monologues interminables sur mon nouveau dentifrice lavant plus blanc que blanc !
Pourquoi ? Et pourquoi pas. Après tout il m'arrive de penser, d'avoir une opinion sur tel ou tel sujet alors pourquoi ne pas en faire profiter le monde entier ? Oui, oui, tu as bien lu, le monde entier. C'est génial ça, il suffit de cliquer ici et là, tapoter trois touches sur le clavier pour être lu par l'ensemble de planète (comment ça certains n'ont pas internet ? j'y crois pas ...) Inutile de rire, je sais pertinament que ne viendrons voir ce blog que les quelques amis, copains, connaissances, qui auront quelques minutes à perdre mais sait-on jamais, sur un malentendu ...
Enfin bref, je ne vais tourner autour du pôt plus longtemps, je te vois déjà entrain de saliver pour savoir ce que je vais bien pouvoir raconter alors, je m'y colle.
Par Arnaud DROUOT
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Arnaud Drouot

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