La bataille culturelle ...

Publié le par Arnaud DROUOT

Le Premier ministre a affirmé sur France Info avoir "une satisfaction, une très importante satisfaction, c'est d'avoir fait changer la nature des débats dans notre pays". Il a notamment cité la réforme des heures supplémentaires "qui a remplacé" le débat "sur le partage du travail", l'autonomie des universités "qu'on pensait bloquée à tout jamais" et les régimes spéciaux de retraite..
"Tous ces sujets là, c'étaient des sujets sur lesquels le débat était organisé autour de la thématique qui était la thématique de la gauche. On a emmené les Français sur le terrain idéologique que nous souhaitions"

François Fillon, lundi 5 mai 2008, France Info


Je pense pour le coup, Fillon a tout compris. Comme le disait Antonio Gramsci, révolutionnaire et résistant sous l'italie fasciste, si les révolutions marxistes n'ont pas fonctionnées, c'est notamment à cause de la culture bourgeoise qu'inculque homéopathiquement la bourgeoisie sur le prolétariat : l'hégémonie culturelle. Loin de moi l'idée de prendre le pouvoir par les armes, je reste un réformiste convaincu, mais c'est l'idée de bataille culturelle qui reste très intéressante.
En effet, la victoire de Sarkozy et la satisfaction de Fillon s'expliquent par la gagne de cette bataille : on ne parle plus de redistribution des richesses et de partage du temps de travail, on parle de pouvoir d'achat personnel et d'heures supplémentaires. On ne parle plus de retraites par répartition et de pénibilité du travail, on parle de longévité et de fatalisme. On ne parle plus d'école républicaine et émancipatrice, on parle d'effectifs et de rentabilité. C'est cette bataille là que la gauche a perdue, la bataille des idées, la bataille culturelle. Non, la doctrine et la mondialisation libérale ne sont pas des fatalités, Oui nous pouvons concevoir un autre modèle de société, plus juste et plus égalitaire et oui nous devons transformer la société. N'ayant pas la force et la puissance de grands médias, c'est à travers nos armes que sont l'éducation populaire, les associations, les syndicats, les mutuelles et les partis politique que nous devons faire triompher nos valeurs de solidarité et de justice sociale. Gagner la bataille idéologique, ne rien lacher de nos valeurs et les transmettre à la société, c'est comme cela que nous gagnerons et feront de la transformation sociale, une réalité.

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