Dans la jungle ou dans le zoo ?

Publié le par Arnaud DROUOT

Il est un discours dans l'air du temps, un leit-motiv auquel tout le monde doit se référer, une religion universelle : le libéralisme. Hors de la concurrence libre et parfaite, du marché comme seul régulateur le tout porté par l'homme nouveau (l'homo-economicus) point de salut. Attention, interdit de parler de régulation sous peine d'être taxé de ringardise. On nous dit alors qu'on propose de vieilles recettes héritées d'un autre siècle voire pire, on peut être assimilé à un méchant Stalinien pratiquant. Généralement, ce discours s'accompagne d'un "c'est comme cela" ou "c'est la mondialisation" mais comment est elle arrivée cette mondialisation libérale si ce n'est par la volonté de décideurs politique ? Et pourquoi ne pourrait il pas en être autrement ?

Cette question ne date pas d'hier, Blum disait déjà il n'y a pas loin de 80 ans

Et ces paroles sont toujours d'actualité. Aujourd'hui encore on essaye de nous faire croire qu'il n'existe qu'une seule issue possible, qu'on voudrait bien mais qu'on ne peut pas. Face à un capitalisme dur avec les plus faibles, qui accroît les inégalités on veut bien parler de "moralisation". Une sorte de marché de la morale qui se régulerait par la seule bonne conscience des décideurs ? Ce n'est pas ma vision du contrat social, on ne doit pas remplacer l'impôt par le don, la redistribution par la charité, la régulation par la morale. L'intérêt général n'est pas la somme d'intérêts individuels et seul une puissance publique peut réguler le marché dans l'intérêt général. L'économie ne doit pas être un but à atteindre auquel on doit lever toutes les barrières, c'est un moyen qu'il faut mettre et soummetre au bénéfice de tout les Hommes.

Non ce n'est pas la force des choses comme le disait Blum et un autre demain est possible. Des failles apparaissent, le système financier vascille obligeant les hussards du libéralisme à nationaliser des banques, le prix des matières premières explose entrainant des émeutes de la faim à travers le monde.
Pour finir, je voudrais vous faire partager les mots du poète portant ce refus de la résignation, même après la chutte des pays de l'est. La raison de continuer la lutte pour des lendemains qui chantent, pour un nouveau temps des cerises, pour continuer à changer la vie ...


Publié dans La rose (j'aime)

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