Totalitarisme climatique ?

Publié le par Arnaud DROUOT

Ce matin, j'avais envie d'écrire sur la taxe professionnelle mais en allumant ma radio, je me suis dit que je pouvais bien me fendre d'un petit article d'actualité au sujet de Copenhague.

En effet, il y avait ce matin à la radio un scientifique (ne me demandez pas de quelle espèce, il était tôt) qui disait à peu prêt ceci : Oui le climat se réchauffe, oui l'explication d'un réchauffement dût à l'activité humaine est une hypothèse sérieuse mais non elle n'est pas démontrée scientifiquement. Il penchait lui pour un cycle solaire qui nous raménerait au climat des années 1 000. Il rappelait qu'au cours de l'histoire humaine, le climat a changé de nombreuses fois, que Moscou était sous les glaces et la Sahara une mer étendue mais qu'à chaque fois, l'homme s'est adapté. Enfin, il concluait sur l'alarmisme ambiant à propos des gaz carboniques qui sont aujourd'hui montrés comme de produits toxiques. Il rappelait qu'une plage mazoutée est effectivement un désastre écologique mais que le CO² est un gaz naturel nécessaire à la vie sur terre et qu'il fallait éviter de bruler des millénaires de pétrole en quelques années mais pour la simple raison que c'est plus raisonnable d'être raisonnable.

Je ne partage pas forcément son avis mais à vrai dire, je l'aime bien. Non pas pour son avis en tant que tel, mais pour les réactions qu'il suscite. Les cris d'orfraie et les postures appelant à une chasse au sorcière, le Maccarthysme 2.0, brûlons les hérétiques sans dégager de CO² supplémentaire ! Parce qu' effectivement, il y a un aspect du débat écologique qui m'énerve autant qu'il m'inquiète, c'est l'urgence. De l'urgence naît le totalitarisme. On étouffe le débat qui prend trop de temps, on écarte les scientifiques et on somme les décideurs politiques d'agir. Copenhague c'est l'ultimatum, le point de non retour, la bourse ou la vie. A ne plus chercher à expliquer, à démontrer, à argumenter, ce n'est plus de la science, ce n'est plus de la politique, c'est une religion avec ses adeptes, ses rites et ses fanatismes. "12 jours pour sauver la planète", un mauvais remake du mauvais film 2012 ?

Loin de vouloir caricaturer le débat écologique, je comprends et fait mien la nécessaire protection de l'environnement, allant de la lutte contre la déforestation à la recherche d'économies d'énergie et d'énergies renouvellables. Mais je préfère le concept de développement durable, à celui d'écologie.

Il y a 15 jours se tenait un autre sommet international, celui de la faim dans le monde. Moins médiatique, sans doute moins urgent mais pourtant scientifiquement prouvé : un enfant meurt de la faim toutes les 5 secondes.

Publié dans Le poing (j'aime pas)

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Pierre Giovanetti 07/12/2009 16:48


Oui, cette personne est Vincent Courtillot. Même sans prendre position sur ses idées, cela fait du bien d'entendre une voix qui sort un peu du consensus gluant dans lequel l'écologie est souvent
enfermée. Cela donne un brin d'intérêt à ce sujet qui est important mais trop souvent assommant.