Jeudi 5 juin 2008
Ils se sont calmés mais il y a quelques temps des députés UMP reprennaient une vielle revendication du Front Nazional : le retour à la censure. Sous couvert d'un nationalisme exacerbé, ils voulaient interdire de nombreux groupes de RAP Français sous prétexte qu'ils délivraient des messages violents et anti patriotique. On sortait alors quelques expressions sorties de leur contexte "la France est une garce" ou "nique les impots" etc.
C'est bien connu, quand il y a un problème la meilleur façon de le résoudre c'est de faire taire le messager. Plutôt que de s'attaquer aux causes de se mal être, on balance un "la France tu l'aimes ou la quitte". Vous remarquerez que cette phrase est anti-démocratique au possible, si une situation ne vous convient pas, ne vous plaignez pas, ne proposez pas, ne réagissez pas, cassez vous !
"le bleu marine me fait gerber, j'aime pas l' travail, la justice et l'armée." et "la marseillaise ca m'a toujours fait dégueuler" ou "votr' République, moi j' la tringle," et évidemment " Plus de slogans face aux flicards, Mais des fusils, des pavés, des grenades ! " Késako ? Le dernier titre de Sniper qu'il va vite falloir interdire ? Non, une des meilleurs chanson de Renaud "Ou c'est qu'j'ai mis mon flingue". Renaud aussi il faut l'interdire ? Tout comme Boris Vian à son époque ?
par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 25 mai 2008
Je ne sais plus quel homme politique disait : "la politique locale, c'est 80% de crottes de chiens et 20% de politique". Et après presque deux mois de mandat, force est de constater que ce n'est pas faux.
Quoi de plus simple que de rénover une place, organiser une fête votive, refaire une route, changer un éclairage, embellir tel bâtiment ou agrandir les trottoirs d'une rue commerçante ? C'est vrai que c'est simple, c'est populaire, ça se voit et ne bouscule pas trop. Tout le monde est content, on trouve plein de financements et on améliore un peu le quotidien des gens. C'est plus beaux, plus propre, plus sympa bref, du tout bénef.
Oui mais ... même si ça aide à "mieux vivre", ça ne change pas la vie. L'action publique ne doit pas se contenter du trottoire, de la route, de la façade, de la peinture et autres crottes de chiens. L'action publique est là pour changer la vie, pour faire de la Politique. Faire de la politique dans une mairie de 10 000 habitants, c'est quoi ? C'est construire un centre d'hébergement d'urgence, c'est faire du logement social pour tous, c'est prendre en compte les revenus pour le paiement de la cantine, de la garderie, des voyages scolaires, des adhésions aux associations etc., c'est construire une aire d'accueil pour les gens du voyage, c'est oeuvrer pour changer la vie pour tous et plus particulièrement pour ceux qui en ont besoin. C'est faire en sorte que dans chaque action de la municipalité, il y ai le soucis de la mixité et de la justice sociale.
Je ne crache pas sur les "crottes de chiens" qui sont nécessaires et permettent de mieux vivre ensemble, mais ça doit être cela la différence entre faire de la gestion, et faire de la politique.
par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Lundi 12 mai 2008
Il est un discours dans l'air du temps, un leit-motiv auquel tout le monde doit se référer, une religion universelle : le libéralisme. Hors de la concurrence libre et parfaite, du marché comme seul régulateur le tout porté par l'homme nouveau (l'homo-economicus) point de salut. Attention, interdit de parler de régulation sous peine d'être taxé de ringardise. On nous dit alors qu'on propose de vieilles recettes héritées d'un autre siècle voire pire, on peut être assimilé à un méchant Stalinien pratiquant. Généralement, ce discours s'accompagne d'un "c'est comme cela" ou "c'est la mondialisation" mais comment est elle arrivée cette mondialisation libérale si ce n'est par la volonté de décideurs politique ? Et pourquoi ne pourrait il pas en être autrement ?

Cette question ne date pas d'hier, Blum disait déjà il n'y a pas loin de 80 ans

Et ces paroles sont toujours d'actualité. Aujourd'hui encore on essaye de nous faire croire qu'il n'existe qu'une seule issue possible, qu'on voudrait bien mais qu'on ne peut pas. Face à un capitalisme dur avec les plus faibles, qui accroît les inégalités on veut bien parler de "moralisation". Une sorte de marché de la morale qui se régulerait par la seule bonne conscience des décideurs ? Ce n'est pas ma vision du contrat social, on ne doit pas remplacer l'impôt par le don, la redistribution par la charité, la régulation par la morale. L'intérêt général n'est pas la somme d'intérêts individuels et seul une puissance publique peut réguler le marché dans l'intérêt général. L'économie ne doit pas être un but à atteindre auquel on doit lever toutes les barrières, c'est un moyen qu'il faut mettre et soummetre au bénéfice de tout les Hommes.

Non ce n'est pas la force des choses comme le disait Blum et un autre demain est possible. Des failles apparaissent, le système financier vascille obligeant les hussards du libéralisme à nationaliser des banques, le prix des matières premières explose entrainant des émeutes de la faim à travers le monde.
Pour finir, je voudrais vous faire partager les mots du poète portant ce refus de la résignation, même après la chutte des pays de l'est. La raison de continuer la lutte pour des lendemains qui chantent, pour un nouveau temps des cerises, pour continuer à changer la vie ...


par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 11 mai 2008
par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 6 mai 2008
Devant la porte de l'usine
le travailleur soudain s'arrête
le beau temps l'a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge tout rond
souriant dans son ciel de plomb
il cligne de l'œil
familièrement
Dis donc camarade Soleil
tu ne trouves pas
que c'est plutôt con
de donner une journée pareille
à un patron ?

Jacques Prévert
par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 5 mai 2008

Le Premier ministre a affirmé sur France Info avoir "une satisfaction, une très importante satisfaction, c'est d'avoir fait changer la nature des débats dans notre pays". Il a notamment cité la réforme des heures supplémentaires "qui a remplacé" le débat "sur le partage du travail", l'autonomie des universités "qu'on pensait bloquée à tout jamais" et les régimes spéciaux de retraite..
"Tous ces sujets là, c'étaient des sujets sur lesquels le débat était organisé autour de la thématique qui était la thématique de la gauche. On a emmené les Français sur le terrain idéologique que nous souhaitions"

François Fillon, lundi 5 mai 2008, France Info


Je pense pour le coup, Fillon a tout compris. Comme le disait Antonio Gramsci, révolutionnaire et résistant sous l'italie fasciste, si les révolutions marxistes n'ont pas fonctionnées, c'est notamment à cause de la culture bourgeoise qu'inculque homéopathiquement la bourgeoisie sur le prolétariat : l'hégémonie culturelle. Loin de moi l'idée de prendre le pouvoir par les armes, je reste un réformiste convaincu, mais c'est l'idée de bataille culturelle qui reste très intéressante.
En effet, la victoire de Sarkozy et la satisfaction de Fillon s'expliquent par la gagne de cette bataille : on ne parle plus de redistribution des richesses et de partage du temps de travail, on parle de pouvoir d'achat personnel et d'heures supplémentaires. On ne parle plus de retraites par répartition et de pénibilité du travail, on parle de longévité et de fatalisme. On ne parle plus d'école républicaine et émancipatrice, on parle d'effectifs et de rentabilité. C'est cette bataille là que la gauche a perdue, la bataille des idées, la bataille culturelle. Non, la doctrine et la mondialisation libérale ne sont pas des fatalités, Oui nous pouvons concevoir un autre modèle de société, plus juste et plus égalitaire et oui nous devons transformer la société. N'ayant pas la force et la puissance de grands médias, c'est à travers nos armes que sont l'éducation populaire, les associations, les syndicats, les mutuelles et les partis politique que nous devons faire triompher nos valeurs de solidarité et de justice sociale. Gagner la bataille idéologique, ne rien lacher de nos valeurs et les transmettre à la société, c'est comme cela que nous gagnerons et feront de la transformation sociale, une réalité.
par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 1 mai 2008
Plus d'un mois est passé depuis la prise de fonction du nouveau conseil municipal le 21 mars dernier. Deux conseils municipaux, 50h de réunions plus tard, que tirer de ce début de mandat ?
Tout d'abord l'apprentissage : celui du fonctionnement d'une mairie et d'une municipalité.  Un peu comme dans un stage on apprend l'envers du décor, la mise en route d'un conseil municipal, le fonctionnement par commissions, les rigueurs administratives etc.  Et puis on bosse, on met en place les fameuses commissions, on essuit les platres laissés par l'ancienne municipalité, on dresse un plan d'action, on se forme sur les dossiers, les ressources et la situation actuelle. On se rend compte de l'immensité du boulot qui nous attend et son se prend ses premières claques. J'ai eu il y a quelques jours ma première remarque sur les promesses non tenus, le manque de changement etc. D'un coté nous n'étions à la mairie que depuis deux semaines ... mais de l'autre ça fait toujours du bien, cela recadre et remotive notre action. Plutôt que de dénigrer le propos, j'ai pris le numéro de téléphone du mécontent et suit allé boire un café afin d'expliquer notre action, rappeler qu'en deux semaines on ne révolutionne pas une mairie et surtout entendre et noter ses remarques. Ca fait du bien ...
Comme toujours, la communication reste le nerf de la guerre. Il y a beaucoup de vie, de bonnes volontés, d'actions menées mais la communication ne passe pas, les liens ne se tissent pas. La charge est l'immense, mais la volonté de changer la vie l'est tout autant.
par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 28 avril 2008
En général, je ne suis pas un fan du "marketing politique" mais il faut avouer que pour le coup, un clip comme ça ...

par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 24 avril 2008

Incroyable, des méchants clandestins qui viennent jusque dans nos taudis insalubres pour nous voler le boulot que personne ne veut faire vont peut-être, si SAS Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca le veut, être régularisés ! J'ai même entendu ce matin sur Farce Inter qu'un sans papier a déjà reçu une autorisation de séjour ... d'un mois ... 

Qui a pu faire bouger l'opinion publique ? Non, ce n'est pas une nouvelle grève de la faim de quelques réfugiés politiques, non ce n'est pas la mobilisation d'enseignants, de parents d'élèves et de camarades pour soutenir un petit écolier, collégien ou lycéen à qui on refuse le droit de vivre ici, c'est l'union sacrée de la CGT et du patronat qui, après des années de silence, dénonce le sort fait à des milliers de sans papiers que la France se doit de régulariser. La nerf de la guerre n'est donc pas l'humanisme mais l'économie ... Qui l'eût cru ? Il aura suffit que quelques patron des patrons montent au créneau afin de soutenir un mouvement lancé par la CGT pour ébranler le coq Hortefeux hissé sur son l'horrible clocher du ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Le secret de polichinelle est tombé, les sans papiers n'ayant le droit à aucune aide, travaillent pour survivre, étonnant non ?
Alors, Fini le cliché de l'immigré feignant  vivant au crochet de la société ? Fini l'exploitation de tout ces sans papiers cotisant pour des droits dont ils ne pourront peut être jamais jouir ? Va-t-on enfin se rendre compte que ces centaines de milliers d'hommes et de femmes font vivre des pans entier de notre société, sauvegardent notre système social alors que nous les traitons comme des pestiférés ? Fini les interpellations au faciès, les tutoiements, les suspiscions quant à la nationalité d'un plus bronzé que soi, les rafles à la sortie des écoles ou d'un centre des restos du coeur ? Fini les coups de fil à la police pour dénoncer son voisin ou son client ? Fini les déportations vers des pays inconnus sous prétexte qu'ils y sont nés ? Fini les centres de rétention inhumains, les meurtres lors d'une reconduite un peu difficile, les pleures et les cris de ces familles qu'on déchire ?
Si seulement ...

par Arnaud DROUOT publié dans : La rose (j'aime)
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Arnaud Drouot

Recherche

Catégories

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

RSS & Co

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
hebergement gratuit creation blog page web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus